Journal du 21 au 28 septembre 2024

Ce que j’ai lu

Les camarades du Tiers livre, où pourtant je suis bien discret en ce moment, dépassé par la vie qui va qui vient, le Journal d’un mot d’Emmanuelle Cordiolani, Parfois l’homme de Sébastien Bailly, Un fait divers de François Bon, trois livres bien différents mais où la langue travaille (dans tous les sens du verbe travailler, surtout dans le sens que leur langue, élégante, légère, rude ou grinçante, me travaille).

Ce que j’ai vu et entendu

On voit passer tant de mots. Ils s’incrustent peu. Sherlock est un génie, soit, mais Al Capone ? Les méchants fascinent. On peine à distinguer la fiction de la réalité (comme dans ce fait divers autour duquel François Bon tourne dans son livre-cinéma) (la réalité est fiction et la fiction est réalité) (ce piano qui joue sous la pluie est-il réel ?)

Ce que j’ai fait

Temps ordinaires où le travail accapare et l’où commence à tomber malade (sous la pluie, ce matin, j’ai cueilli des pommes) (on écrit sans s’en rendre compte, un peu, par ci par là, on joue quelques notes, on n’a pas la voix assez solide pour chanter).

journal du 23 au 25 juin 2024

Ce que j’ai lu

La haine de la littérature, William Marx : le calvaire du prof de lettres et de l’écrivain, ce serait de passer son temps à enseigner ou à produire des discours qui échappent au pouvoir. Son calvaire mais aussi sa chance. La littérature nuit à l’autorité, à la vérité, à la moralité et à la société (et elle a bien raison). Je lis en parallèle la correspondance de Flaubert, qui lui aussi a dû faire face aux procès antilittéraires, à commencer par sa pauvre madame Bovary qui semble pourtant, à la fin de sa vie, quand il s’acharne sur son Bouvard et Pécuchet, le barber au plus au point (mais tout le barbe, le pauvre vieux, sa guibole cassée, les bourgeois, son éditeur, la philosophie, la religion, les rentes qu’on cherche à lui refourguer, et face à de tels râleurs, on peut comprendre que non merci, la littérature, vous auriez pas plus utile dans la vie, parce qu’apprendre par cœur La Princesse de Clèves, c’est quand même pas possible, qu’il dit, l’ancien président).

Ce que j’ai vu

Mad Max, les deux premiers films (parce que j’ai vu le dernier et que j’aimerais quand même bien comprendre cette histoire de monde désertique où on se bat sur les routes pour le pétrole) (un monde dystopique, certes, encore un, mais allez savoir de quoi demain sera fait).

Ce que j’ai entendu

Avec philosophie s’interroge sur les séries, leur caractère chronophage ou émancipateur (je suis de ceux qui consomment les séries à petit feu, évitant tant que faire se peut de me faire bouffer). Il (ou elle, quel est le genre d’Avec philosophie ?) s’interroge aussi sur le voyage, celui d’Ulysse, ceux, réels ou imaginaires, de Baudelaire, Segalen, Michaux, ceux de ces intellectuels qui découvrent l’U.R.S.S. ou la Chine de Mao et ne veulent rien y voir qui coince (les Sartre, Sollers, etc.) : cécité peut-être aussi face à ce qui se joue aujourd’hui dans le monde et en France (ils ne voient plus l’extrême droite, qui pourtant n’a fait que se déguiser).

Ce que j’ai fait

Période de creux (l’avant-vacances, toujours déprimant, à cause du vide social qui menace) mais on s’accroche à l’atelier de François Bon (même si déjà en retard) et à ces chansons qui s’écrivent un vers par ci un mot par là mais qui petit à petit deviennent quelque chose. Et on gratte la guitare (trois chansons à mon répertoire, toutes massacrées).

Journal du 16 au 19 juin 2024

Ce que j’ai lu

Pourquoi me replonger dans l’œuvre d’Albert Camus ? Peut-être par nécessité de résistance et d’humanisme ou par sentiment que l’absurde on y revient (sans l’avoir jamais quitté tout à fait). Le théâtre de Camus me semble un peu trop bavard (je veux dire par là : philosophique) (les écrivains-philosophes me séduisent quand ils savent cacher leur philosophie) (Camus sait mieux le faire, me semble-t-il, dans ses récits) (mais je ne les ai pas encore relus).

Ce que j’ai vu

L’IA peut-elle faire de la philosophie ? Pour Raphael Enthoven, il est évident que non : l’IA ne sait pas formuler de problématique et d’ailleurs lui-même (Enthoven) a battu ChatGPT à l’épreuve du bac et en tire comme conclusion que même dans mille ans (le philosophe lit dans une boule de cristal, il sait qu’en philosophie il n’y a jamais de progrès) (c’est un rousseauiste plutôt qu’un voltairien) (dans le débat que j’ai lancé en classe d’informaticiens l’autre jour, Voltaire s’en sortait plutôt bien) l’IA ne sera pas capable de faire de la philosophie. C’était sans compter sur Monsieur Phi, qui déglingue en règle les élucubrations du philosophe de plateau télé (il y a quelque chose de jouissif à déconstruire les beaux discours vides des beaux parleurs qui épatent les journalistes).

Ce que j’ai entendu

Cette chanteuse, au Passion Vinyl Festival, j’ai déjà oublié son nom (sa musique, je l’oublierai vite aussi) (des reprises, un peu funk) (pas ma tasse de thé). Sinon ? Hors-saison : des chansons de Noël.

Ce que j’ai fait

Le prologue de l’atelier d’été, introspectif mais pas trop (il y des points qu’on préfère se contenter de frôler) (c’est le cas aussi dans mes écritures de 17h17, où le silence gagne sur l’écriture) (viendront des paroles fortes, déchirantes, craintes).

Journal du 13 au 15 juin 2024

Ce que j’ai lu

Achevé Silo avec comme un goût d’inachevé (il y a deux autres tomes). On ne sait toujours pas pourquoi ils sont enfermés dans ce silo. Mais n’est-ce pas notre lot commun ? Nous sommes enfermés dans des lieux absurdes sans espoir d’en sortir sinon les pieds devant (ce qu’ils appellent dans le silo le nettoyage) (ce monde de Silo me fait penser à celui, plus terrible parce que plus mécanique et condensé, du Dépeupleur de Beckett) (ce sont des allégories de ce monde, le nôtre, sur lequel nous avons si peu de prise).

Ce que j’ai vu

Ce monde, le nôtre, celui des voisins, la politique française regardée avec fascination, sidération et enthousiasme par un petit Suisse pépère qui rêve que chez lui aussi naisse un front populaire (mais le peuple suisse n’est pas le peuple français, ce qu’il aime, le peuple suisse, c’est la tranquillité, le gazon bien tondu, la propreté, l’ennui) (pas de grand récit en politique suisse, l’éloge permanent de la mollesse) (je surfe au hasard pour piger un peu leur épopée, à nos voisins, leur sentiment permanent d’écrire l’histoire, leur grandiloquence et leur sens du spectacle) (voilà que Mélenchon purge son parti, paraît-il, parce que deux jours d’union de la gauche c’est trop, semble-t-il, parce que perdre la main, jamais, semer le bordel, toujours) (pendant ce temps-là, en Suisse, c’est un syndicaliste socialiste qui démantèle la Poste).

Ce que j’ai entendu

Dans un tel brouhaha, peut-on encore entendre quelque chose ? Je peine à me concentrer sur la musique que j’écoute, comme si trop de mots saturaient l’espace (il y a eu un peu de Verdi, je crois, Offenbach peut-être, Gustav Mahler).

Ce que j’ai fait

Quant à faire des choses, là aussi, attendons que le calme soit de retour (on peut attendre un moment). Je me suis inscrit à l’atelier d’été de François Bon, ai écouté la proposition de prologue, me suis vaguement souvenu de ce que j’avais écrit la première fois, n’arrive pas à m’y recoller. Sinon, il reste la musique à faire, mais mes anches de clarinette sont trop faibles et la seule boutique qui en vend dans le coin est fermée. On joue quand même, à petites doses.

Journal du 19 au 21 avril 2024

Ce que j’ai lu

Ainsi donc Don Quichotte meurt aussi, à la fin, il meurt guéri et je me souviens qu’à la première lecture cette guérison m’avait affligé. À la seconde, je souris. C’est que ce héros-là permet de multiples lectures, qu’il – mais n’oublions pas Sancho – n’est pas d’un bloc, tout sublime ou tout grotesque, qu’il est terriblement humain, Jean qui rit Jean qui pleure, comique et tragique à la fois, réel et farfelu, enthousiasmant et décevant, volatile et fidèle, humain, écrivais-je, et cela suffit à mon plaisir, cette humanité à tant de facettes que cela étourdit.

Ce que j’ai vu

Voir et lire en même temps : de Simenon je n’ai pas lu grand-chose, alors j’écoute François Bon s’y coller, au texte de Simenon, dans cette vidéo carnet, avec cette liberté du lecteur qui lit, relit et relit encore et qui simplement prend le bouquin et relit encore mais face caméra, allant chercher dans le texte lu et relu matière à dire ce que ça fait, la lecture (m’y coller aussi, avec Don Quichotte).

Ce que j’ai entendu

Ce besoin soudain d’écouter de la chanson française, de sélectionner ces quelques bijoux qui marquent, un Nougaro, Le coq et la pendule, un Reggiani, Si tu me payes un verre, un Souchon, La p’tite Bill elle est malade (ce serait chouette de les ajouter à mes propres chansons, un jour, ces chansons-ci) (de Renaud aussi, La mère à Titi).

Ce que j’ai fait

Jouer avec les petits, tenter de suivre le rythme quand à côté ça se perd, me concentrer mieux que ces percussionnistes déchaînés qui tapent sur tout et surtout sur mes nerfs, et sentir que cette chanson, Journal intime, je tiens le bon bout, mais il est temps que mes chansons solitaires, je trouve avec qui les chanter (un rêve d’enfance à réaliser, il serait temps).

Journal du 31 mars au 5 avril 2024

Ce que j’ai lu

Le czar de Russie m’a profondément déçu ; je l’ai trouvé pignouf.

Gustave Flaubert

C’est une lettre à George Sand datée du 15 juin 1967, George Sand que Flaubert nomme « chère maître ». Alors que le grand auteur s’acharne à peaufiner son style, qu’il passe cinq ans à gueuler L’éducation sentimentale, qu’il en ressort avec au fond de l’âme une haine profonde de la petitesse bourgeoise, voilà qu’il se lâche et que cela fait le plus grand bien, semble-t-il même si soudain les malheurs s’accumulent, les amis meurent, la guerre survient, Flaubert se retrouve seul, son bouquin sur lequel il a tant sué reçoit un accueil mitigé, il se plaint de ne pas recevoir assez de visites de sa nièce et de sa chère amie de Nohant, il s’occupe de sa vieille mère et voudrait bien pouvoir écrire mais c’est peine perdue, alors ce sont des lettres qu’il pond, et lire ces lettres, c’est pénétrer dans l’atelier, dans la tête, dans le cœur de Flaubert et c’est peut-être ainsi qu’il faudrait entrer dans son œuvre, par ses à-côtés, par cette misanthropie de plus en plus franche, par la tendresse d’un oncle ganachon qu’on laisse se déplumer dans son coin mais qui nous, nous remplume.

Ce que j’ai vu

Dans Les 100 (je ne sais pas quelle saison, la quatre, je crois), l’ennemi, de plus en plus c’est l’IA : dans la Cité des Lumières, on ne souffre pas. C’est une utopie (demandez au pauvre Flaubert qui perd Bouilhet puis Duplan puis Sainte-Beuve puis Jules de Goncourt puis qui voit les Prussiens s’approcher de Croisset, ce que c’est que souffrir) mais un monde où l’on ne souffre pas c’est un monde où ceux qu’on a aimés on les oublie et ce n’est pas un monde vivable comme n’est pas vivable un monde où l’on ne meurt pas. Un monde où l’on ne souffre pas, c’est, dans Les 100, une dystopie. Raven s’en rend compte. Elle veut retrouver le souvenir de ses disparus.

Ce que j’ai entendu

Musicopolis, la musique dans la cité et cette question de la place des femmes dans l’histoire de la musique, leur place à la radio, au disque, au concert, leur place aussi dans les algorithmes. Depuis quelque temps, je lance l’algorithme systématiquement par une compositrice, jamais la même (cette mine, Que demander à Clara ?, je les prends dans l’ordre alphabétique, j’arrive bientôt à la fin de la lettre A) et ce qui suit ce sont toujours les sempiternels Bach (le père), Mozart (le frère) et compagnie, pas une seule femme, pas un seul retour de celles déjà découvertes (et déjà oubliées). L’algorithme est désespérément conservateur : non seulement les musiques de femmes sont invisibilisées mais c’est aussi le cas de la musique contemporaine (nombres de ces compositrices sont vivantes) qui nous renvoie encore et toujours aux éternels Schumann (le mari), Brahms (l’amoureux transi) et tutti quanti.

Ce que j’ai fait

Bien peu, malgré le temps propice des vacances. Des éclats et des égarements. Relecture au sabre de Fribourgs, difficulté à chanter l’intime d’une, formation lente des callosités aux doigts du guitariste trop amateur, montage de quelques vidéos (celle-ci que l’auteur me fait l’honneur de commenter, celles encore à venir), tentative infructueuse de compréhension d’un exercice censément heureux que m’a envoyé ma prof de clarinette juste avant sa fuite en Égypte, quelques notes prises au vol dans le carnet, mauvaises notes sans doute, occupations dilettantes, histoire de passer le temps sans sécher.

François Bon : Parking

Un livre, certes, que Parking de François Bon, publié aux Éditions de Minuit en 1996, mais aussi un film et le pourquoi et le comment du livre, ce qui le rend doublement passionnant.

Ce livre, que j’ai acheté lors de mon dernier séjour parisien, semble devenir (presque) indisponible, comme l’explique son auteur ici. Et on peut aussi en entendre trente minutes, lues par François Bon lui-même.

Journal du 3 au 7 mars 2024

Ce que j’ai lu

Roman policier ou affaires réelles, la frontière est souvent ténue : Cercueils sur mesure de Truman Capote, récit véridique non romancé d’un crime américain ; Il était deux fois, roman de Franck Thilliez dans lequel un autre roman, inventé (mais tout roman est inventé), modifie la réalité (du moins la réalité du roman, c’est-à-dire la fiction). Vertige du double lecteur : qu’est-ce qui est réel ? qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quand on lit, tout est réel et tout est irréel, en même temps. On sait que les personnages sont de papier mais on sent qu’ils sont aussi des personnages réels. Autre lecture du moment : Don Quichotte. C’est peut-être dans ce livre-là que naît ce trouble.

Ce que j’ai vu

YouTube, si l’on ne s’y perd pas, est une mine. On y trouve des gens passionnants (et passionné), on s’y laisse hypnotiser par François Bon, on y fait l’exégèse de Sacré Graal ! avec Pacôme Thiellement, on vole quelques images des jours (de tous les jours) avec Patrick Müller. Netflix, c’est plus carré, mais cette série, Les 100, tourne à l’horreur et au dilemme moral permanent, ce qui fait qu’on se laisse happer. Mais le soir on va au théâtre et c’est Racine, Andromaque, et on en ressort abasourdi, à la fois enthousiaste et déçu, fatigué par tant d’intensité, éreinté par les mots, la beauté des alexandrins, la force d’une langue qui creuse l’âme des personnages au moment crucial de leur vie, personnages mis à nu par les mots qui les traversent et par l’implacable arbitraire de leurs sentiments. Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort : quand on a résumé la pièce ainsi, on n’a encore rien dit, on n’a encore rien compris, on ne s’est pas encore mis à la place de chacun des personnages et c’est seulement une fois le spectacle terminé qu’il résonne en nous. On en a un peu parlé à chaud en sortant mais dans de tels moments on ne peut dire que des banalités ou des énormités, mais vient la nuit : insomnie ; on croit entendre à nouveau les plaintes de tous, on meurt une nouvelle fois avec eux, et au matin on part en quête d’une parole :

Et je lui porte enfin mon cœur à dévorer.

Oreste ivre se perd, Hermione ne rit plus, Andromaque n’est plus, Pyrrhus assassiné a rejoint le mari d’Andromaque. Tout cela, ce flux de passions, n’est pas jouable sur un crouille théâtre mais le jeu des comédiens, qui parfois en font trop et parfois pas assez, s’insinue comme un poison dans nos théâtres intimes.

Ce que j’ai entendu

Il fut question de bâtisseurs et d’un retour à Paris, le Notre-Dame de Viollet-le-Duc, la tour en fer de Gustave Eiffel, et Versailles, pour fuir la grande ville et pour écouter ces musiques apaisantes qui poussent à la lecture (citer au passage Vivaldi, Debussy, Francis Poulenc).

Ce que j’ai fait

Les filles de la piscine, la chanson s’achève sur un plongeon. Il est temps de me jeter à l’eau, de les chanter pour de bon, ces chansons, mais avec qui ? En attendant, je m’essaie à la guitare mais les doigts sont hésitants comme ils le sont à la clarinette. À force de tout faire, on ne fait tout qu’à moitié, mais la moitié de tout, ce n’est pas rien. Et écrire ? Toujours des bribes par-ci par-là. Source tarie on dirait, en attendant le printemps.

Journal du 13 au 18 janvier 2024

Ce que j’ai lu

Deux livres empruntés à la bibliothèque, deux mondes, celui de la vie automatique chez Christian Oster, celui de la survie et de l’exil chez Eric Bulliard. Et cette idée commune : partir, changer de vie. Le narrateur de La vie automatique met le feu à sa maison, rencontre une vieille actrice, emménage chez elle, suit le fils de cette actrice jusqu’au Japon, sans qu’on sache pourquoi il fait tout cela. Les protagonistes de L’adieu à Saint-Kilda vivent loin de tout, dans une île sans arbre, survivent en capturant des oiseaux, puis le monde arrive à eux, les décime en leur refilant ses maladies, les christianise, et les pousse à s’en aller, parce que leur vie ce n’est pas une vie, et les voilà à rêver d’Australie, de Californie (l’appel de l’or, obsession chez les auteurs suisses, depuis Cendrars) (j’y ai moi aussi cédé). Le hasard d’un côté, la nécessité de l’autre. Ce sont celles et ceux de Saint-Kilda qui m’ont fasciné, pas celui qui erre un peu partout sans se sentir concerné par quoi que ce soit (à la manière des héros de Jean-Philippe Toussaint première manière, vie en salle de bain, alors qu’à Saint-Kilda, il n’y en a jamais eu, de salle de bain).

Ce que j’ai vu

Cette série, Les 100, je crois que je croche (malgré le côté ado), sans doute parce qu’il est question de la survie de l’humanité et qu’il faudra bien un de ces jours se la poser, cette question de la survie de l’humanité, et se poser aussi la question de l’échec, puisque tout semble échouer dans ce monde, cette question dont parle Claro dans son dernier livre (encore un livre qu’il faudrait lire, un de plus).

Ce que j’ai entendu

Tant de noms notés, tant d’inconnus que les algorithmes me proposent (toujours à partir de ces compositrices que je vais chercher en demandant à Clara), ces gospels à foison à partir d’un nom, Doris Akers, en lisant La vie automatique, étrange moment (qui aurait plu, je suppose, à Christian Oster), et ces podcasts où s’entremêlent divas italiennes et contes de fées, puis la mort de la reine Astrid, qui met fin brutalement aux rêves de l’enfance. Si même les reines s’aplatissent contre des poiriers…

Ce que j’ai fait

Écriture ? Phase de reprise, peut-être (une seule phrase dans Grottes mais avec l’idée de m’y remettre à l’aide de l’atelier de François Bon) (une chanson nouvelle, Les filles de la piscine, peut-être quelqu’un pour les harmoniser, ces chansons, il y en a combien, une dizaine ?) (des vidéos sur les livres lus, encore et toujours, une nouvelle musique d’ouverture pour le numéro 300, histoire de me renouveler un peu) (de la musique avant toute chose : près de trois heures de clarinette le même soir, avec un souci, c’est qu’il faudrait y passer plus de temps les autres jours, pas seulement pendant les cours et les partielles, mais on fait tant de choses, par exemple acheter La guitare pour les nuls et tourner en boucle mais pas assez longtemps trois accords et ne pas oublier le piano mais là aussi en dilettante, bref qui veut trop embrasser mal étreint).

François Rabelais : Le Quart Livre

Le Quart Livre des faicts et dicts Heroïques du bon Pantgruel. Composé par M. François Rabelais docteur en Medicine. A Paris, De l’imprimerie Michel Fezandat, au mont S. Hilaire, à l’hostel d’Albret. 1552 Avec privilege du Roy. Ainsi se nomme ce livre merveilleux retranscrit par François Bon et Tiers Livre Éditeur en 2023.