Journal de lecture – 2026, semaine 26

Dans ce vingt-sixième journal de lecture de l’année 2026, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

0:55 Pacôme Thiellement, L’enquête infinie, Une autre histoire du XXe siècle

5:11 Günter Grass, Le tambour

12:23 Nathalie Sarraute, Le Planétarium

16:48 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions

21:04 Giorgio Giusfredi & Alfonso Font, Les Aventures de Tex, La dernière mission

Journal de lecture – 2026, semaine 25

Dans ce vingt-cinquième journal de lecture de l’année 2026, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

0:40 Anne-Laure Reboul & Régis Penet, La tomate

4:49 Pasquale Ruju, R.M. Guéra & Mario Milano, Les Aventures de Tex : L’homme aux colts d’or ; Coups de fouet en retour

7:01 Pacôme Thiellement, L’enquête infinie, Une autre histoire du XXe siècle

13:55 Günter Grass, Le tambour

21:22 Nathalie Sarraute, Le Planétarium

24:38 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions

Journal de lecture – 2026, semaine 24

Dans ce vingt-quatrième journal de lecture de l’année 2026, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

1:44 Pacôme Thiellement, L’enquête infinie, Une autre histoire du XXe siècle

9:51 Nicole Claveloux & Edith Zha, La main verte et autre récits

13:55 Günter Grass, Le tambour

20:15 Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions

Journal de lecture – 2026, semaine 23

Dans ce vingt-troisième journal de lecture de l’année 2026, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

1:19 Nathalie Sarraute, Martereau

8:03 Éric Fouassier, Le fantôme du vicaire, Le Bureau des affaires occultes 2

11:23 Pacôme Thiellement, L’enquête infinie, Une autre histoire du XXe siècle

16:37 Olivier Mannoni, Traduire Hitler

24:10 Fabien Vehlmann & Jean-Baptise Andreae, La Cuisine des Ogres, Une vie de vaurien

26:26 Jean-Blaise Djian et Régis Loisel, Dernière maison juste avant la forêt

Journal du 3 au 7 mars 2024

Ce que j’ai lu

Roman policier ou affaires réelles, la frontière est souvent ténue : Cercueils sur mesure de Truman Capote, récit véridique non romancé d’un crime américain ; Il était deux fois, roman de Franck Thilliez dans lequel un autre roman, inventé (mais tout roman est inventé), modifie la réalité (du moins la réalité du roman, c’est-à-dire la fiction). Vertige du double lecteur : qu’est-ce qui est réel ? qu’est-ce qui ne l’est pas ? Quand on lit, tout est réel et tout est irréel, en même temps. On sait que les personnages sont de papier mais on sent qu’ils sont aussi des personnages réels. Autre lecture du moment : Don Quichotte. C’est peut-être dans ce livre-là que naît ce trouble.

Ce que j’ai vu

YouTube, si l’on ne s’y perd pas, est une mine. On y trouve des gens passionnants (et passionné), on s’y laisse hypnotiser par François Bon, on y fait l’exégèse de Sacré Graal ! avec Pacôme Thiellement, on vole quelques images des jours (de tous les jours) avec Patrick Müller. Netflix, c’est plus carré, mais cette série, Les 100, tourne à l’horreur et au dilemme moral permanent, ce qui fait qu’on se laisse happer. Mais le soir on va au théâtre et c’est Racine, Andromaque, et on en ressort abasourdi, à la fois enthousiaste et déçu, fatigué par tant d’intensité, éreinté par les mots, la beauté des alexandrins, la force d’une langue qui creuse l’âme des personnages au moment crucial de leur vie, personnages mis à nu par les mots qui les traversent et par l’implacable arbitraire de leurs sentiments. Oreste aime Hermione, qui aime Pyrrhus qui aime Andromaque, qui aime Hector, qui est mort : quand on a résumé la pièce ainsi, on n’a encore rien dit, on n’a encore rien compris, on ne s’est pas encore mis à la place de chacun des personnages et c’est seulement une fois le spectacle terminé qu’il résonne en nous. On en a un peu parlé à chaud en sortant mais dans de tels moments on ne peut dire que des banalités ou des énormités, mais vient la nuit : insomnie ; on croit entendre à nouveau les plaintes de tous, on meurt une nouvelle fois avec eux, et au matin on part en quête d’une parole :

Et je lui porte enfin mon cœur à dévorer.

Oreste ivre se perd, Hermione ne rit plus, Andromaque n’est plus, Pyrrhus assassiné a rejoint le mari d’Andromaque. Tout cela, ce flux de passions, n’est pas jouable sur un crouille théâtre mais le jeu des comédiens, qui parfois en font trop et parfois pas assez, s’insinue comme un poison dans nos théâtres intimes.

Ce que j’ai entendu

Il fut question de bâtisseurs et d’un retour à Paris, le Notre-Dame de Viollet-le-Duc, la tour en fer de Gustave Eiffel, et Versailles, pour fuir la grande ville et pour écouter ces musiques apaisantes qui poussent à la lecture (citer au passage Vivaldi, Debussy, Francis Poulenc).

Ce que j’ai fait

Les filles de la piscine, la chanson s’achève sur un plongeon. Il est temps de me jeter à l’eau, de les chanter pour de bon, ces chansons, mais avec qui ? En attendant, je m’essaie à la guitare mais les doigts sont hésitants comme ils le sont à la clarinette. À force de tout faire, on ne fait tout qu’à moitié, mais la moitié de tout, ce n’est pas rien. Et écrire ? Toujours des bribes par-ci par-là. Source tarie on dirait, en attendant le printemps.