Journal du 22 au 23 octobre 2024

Ce que j’ai lu

Bouquins que l’on referme, bouquins qu’on n’a pas encore tout à fait ouverts (on lit la préface, on a hâte d’entrer pour de bon dans le livre, à l’instar de ce manoir dont je n’ai pas encore retenu le nom, un petit bouquin à la tranche dorée trouvé dans une cabine, avec une dame dans ce manoir, un petit bouquin de six cents pages d’une des trois sœurs dont je découvre l’existence du frère dans la préface, les sœurs Brontë, Anne, je crois, la plus sage, dit-on, avant de préciser que le bouquin avait fait scandale en son temps).

Ce que j’ai vu et entendu

Des contenus entièrement conçus par l’IA, voilà ce que l’on trouve si l’on cherche sur YouTube des infos sur le stoïcisme, contenus qui n’ont en général rien à voir avec cette philosophie que d’aucuns (masculinistes bodybuildés en mal de justification à la leur brutalité indifférente) mettent en avant pour se faire, avouent-ils, un pognon de dingue. Mais Monsieur Phi veille au grain et ce qu’il dévoile est vertigineux : des milliers de chaînes avec le même contenu absurde et les mêmes images pourries. Il y a de quoi perdre son sang froid mais mieux vaut rester stoïque.

Ce que j’ai fait

Lire Derborence en commentant ce que je lis, un plaisir que je m’offre, mais écrire aussi et me donner un rôle : le professeur Vincenzo Francescolino fait son grand retour. Et aussi : me durcir le bout des doigts à la guitare (je peine terriblement). Sinon ? Me rendre compte que les vacances, ça avance bien trop vite.

Journal du 16 au 19 juin 2024

Ce que j’ai lu

Pourquoi me replonger dans l’œuvre d’Albert Camus ? Peut-être par nécessité de résistance et d’humanisme ou par sentiment que l’absurde on y revient (sans l’avoir jamais quitté tout à fait). Le théâtre de Camus me semble un peu trop bavard (je veux dire par là : philosophique) (les écrivains-philosophes me séduisent quand ils savent cacher leur philosophie) (Camus sait mieux le faire, me semble-t-il, dans ses récits) (mais je ne les ai pas encore relus).

Ce que j’ai vu

L’IA peut-elle faire de la philosophie ? Pour Raphael Enthoven, il est évident que non : l’IA ne sait pas formuler de problématique et d’ailleurs lui-même (Enthoven) a battu ChatGPT à l’épreuve du bac et en tire comme conclusion que même dans mille ans (le philosophe lit dans une boule de cristal, il sait qu’en philosophie il n’y a jamais de progrès) (c’est un rousseauiste plutôt qu’un voltairien) (dans le débat que j’ai lancé en classe d’informaticiens l’autre jour, Voltaire s’en sortait plutôt bien) l’IA ne sera pas capable de faire de la philosophie. C’était sans compter sur Monsieur Phi, qui déglingue en règle les élucubrations du philosophe de plateau télé (il y a quelque chose de jouissif à déconstruire les beaux discours vides des beaux parleurs qui épatent les journalistes).

Ce que j’ai entendu

Cette chanteuse, au Passion Vinyl Festival, j’ai déjà oublié son nom (sa musique, je l’oublierai vite aussi) (des reprises, un peu funk) (pas ma tasse de thé). Sinon ? Hors-saison : des chansons de Noël.

Ce que j’ai fait

Le prologue de l’atelier d’été, introspectif mais pas trop (il y des points qu’on préfère se contenter de frôler) (c’est le cas aussi dans mes écritures de 17h17, où le silence gagne sur l’écriture) (viendront des paroles fortes, déchirantes, craintes).