Ce que j’ai lu
Tout est bien qui finit bien pour la dame du manoir (les fins heureuses, qui y croit encore ?) et Thérèse, dans Derborence, ne sait pas si son mari vit encore. Pour l’une, c’est la mort du mari qui la libère, pour l’autre c’est sa vie. Il est (ça rassure) des maris plus à la hauteur que d’autres. Dans Apostat, bande dessinée où il est question de l’empereur Julien, les maris qui gênent, on les empoisonne. La vie était plus simple en ce temps-là (et je vais rester encore un peu célibataire).
Ce que j’ai vu et entendu
Les fausses confidences de Marivaux, à Équilibre : la comédie du dix-huitième moins foncièrement comique que la comédie du dix-septième. Marivaux complique Molière, rend l’intrigue plus psychologique, joue dangereusement avec les sentiments de ses personnages, même si on reste loin des perversités et des tortures du dix-neuvième anglais des sœurs Brontë. La pièce est un long malentendu qui bien sûr se résout par un mariage qui ne fâche plus que la belle-mère (les fins heureuses, décidément, ça existe pour de vrai ?).
Ce que j’ai fait
Comme souvent, j’ai pensé à ce que je pourrais faire plus que je n’ai fait ce que je devrais faire. La difficulté, c’est surtout de ne pas garder au-dedans de moi ce qui mijote (ces chansons, par exemple, dont je ne sais pas quoi faire tant qu’elles n’appartiennent qu’à moi).