Ce que j’ai lu
Cela s’appelle La Dame du manoir de Wildfell Hall. L’autrice est celle des sœurs qu’on dit la plus sage, Anne, mais cette sœur Anne, Anne Brontë, dépeint une femme étrange parce que farouchement libre, cette dame que le petit milieu du coin peint comme scandaleuse parce que des hommes lui rendent visite, cette veuve qui vit seule dans une grande bâtisse lugubre, cette (le mot vient bien sûr à l’esprit) sorcière. Le conformisme qui détruit les âmes libres, un thème hélas toujours d’actualité.
Ce que j’ai vu et entendu
L’élection américaine fait froid dans le dos. Quelques milliers d’habitants de quelques comtés d’État clefs tiennent l’avenir du monde dans leurs mains pendant que les pires réactionnaires polluent les réseaux de leur délires fascisants et que se pavanent des mâles hystériques (l’hystérie est définitivement masculine, Kamala Harris, face à ce torrent d’immondices, reste d’un calme admirable). Qui sera élu ? Tout porte à croire que ce sera Elon Musk. Mais écoutons d’autres voix : Juliette Gréco, fantaisiste, poétique, immorale, fascinante (préférer les fascinantes aux fascisants), espiègle et libre (les âmes libres parfois se déchaînent).
Ce que j’ai fait
Les vacances se terminent et je n’ai pas fait grand-chose (du moins en ai-je l’impression). L’éparpillement reste mon mode de vie. J’écris vite un petit truc, je joue un peu de clarinette, je relis sans fin ces chansons que je ne sais pas à qui proposer et le temps passe, agréablement mais trop vite.