Ce que j’ai lu
Les camarades du Tiers livre, où pourtant je suis bien discret en ce moment, dépassé par la vie qui va qui vient, le Journal d’un mot d’Emmanuelle Cordiolani, Parfois l’homme de Sébastien Bailly, Un fait divers de François Bon, trois livres bien différents mais où la langue travaille (dans tous les sens du verbe travailler, surtout dans le sens que leur langue, élégante, légère, rude ou grinçante, me travaille).
Ce que j’ai vu et entendu
On voit passer tant de mots. Ils s’incrustent peu. Sherlock est un génie, soit, mais Al Capone ? Les méchants fascinent. On peine à distinguer la fiction de la réalité (comme dans ce fait divers autour duquel François Bon tourne dans son livre-cinéma) (la réalité est fiction et la fiction est réalité) (ce piano qui joue sous la pluie est-il réel ?)
Ce que j’ai fait
Temps ordinaires où le travail accapare et l’où commence à tomber malade (sous la pluie, ce matin, j’ai cueilli des pommes) (on écrit sans s’en rendre compte, un peu, par ci par là, on joue quelques notes, on n’a pas la voix assez solide pour chanter).
