Ce que j’ai lu
D’où vient le succès de Stephen King ? Je lis avec grand intérêt Billy Summers, un polar palpitant, me souviens de L’Institut, un roman de science-fiction fascinant, et je ne peux que constater que dans deux genres fort différents (je n’ai presque rien lu d’autre de Stephen King), on se retrouve dans le même état d’esprit : on veut savoir le fin mot de l’histoire, on va de surprise en surprise, on s’attache à des personnages ambigus, on découvre cette Amérique des périphéries et des motels (il y a dans Billy Summers un souvenir du Lolita de Nabokov mais Billy le tueur à gage est néanmoins beaucoup plus fréquentable que monsieur le professeur Humbert Humbert).
Ce que j’ai vu et entendu
Il est curieux de constater à quel point le vu et l’entendu s’effacent plus vite que le lu. Je me suis endormi devant la fin d’un épisode de Sherlock et la radio a évoqué Franz Kafka mais aussi l’état du monde (l’adjectif kafkaïen n’a aucun sens, le monde de Kafka étant beaucoup plus intéressant que le triste monde de ceux qui se tapent dessus sur fond de montée un peu partout d’une peste brune devenue désormais fréquentable).
Ce que j’ai fait

Enseigner est un art, une création collective (une caricature vue je ne sais où : le prof porte tout le poids de l’éducation pendant que l’Etat et les parents font semblant ; l’image est fausse : l’essentiel du poids, dans l’éducation, c’est l’élève qui le porte ; comment peut-on parler d’éducation sans penser à celles et ceux qui en sont le cœur ?) Entre deux cours, je retouche deux ou trois textes, puis c’est reparti.