Quand Stephen King se lance dans le roman policier, ça donne un beau livre, Billy Summers, publié en 2021 et traduit de l’américain par Jean Esch pour les éditions Albin Michel en 2022.
Étiquette : Stephen King
Journal du 5 au 7 septembre 2024
Ce que j’ai lu
D’où vient le succès de Stephen King ? Je lis avec grand intérêt Billy Summers, un polar palpitant, me souviens de L’Institut, un roman de science-fiction fascinant, et je ne peux que constater que dans deux genres fort différents (je n’ai presque rien lu d’autre de Stephen King), on se retrouve dans le même état d’esprit : on veut savoir le fin mot de l’histoire, on va de surprise en surprise, on s’attache à des personnages ambigus, on découvre cette Amérique des périphéries et des motels (il y a dans Billy Summers un souvenir du Lolita de Nabokov mais Billy le tueur à gage est néanmoins beaucoup plus fréquentable que monsieur le professeur Humbert Humbert).
Ce que j’ai vu et entendu
Il est curieux de constater à quel point le vu et l’entendu s’effacent plus vite que le lu. Je me suis endormi devant la fin d’un épisode de Sherlock et la radio a évoqué Franz Kafka mais aussi l’état du monde (l’adjectif kafkaïen n’a aucun sens, le monde de Kafka étant beaucoup plus intéressant que le triste monde de ceux qui se tapent dessus sur fond de montée un peu partout d’une peste brune devenue désormais fréquentable).
Ce que j’ai fait

Enseigner est un art, une création collective (une caricature vue je ne sais où : le prof porte tout le poids de l’éducation pendant que l’Etat et les parents font semblant ; l’image est fausse : l’essentiel du poids, dans l’éducation, c’est l’élève qui le porte ; comment peut-on parler d’éducation sans penser à celles et ceux qui en sont le cœur ?) Entre deux cours, je retouche deux ou trois textes, puis c’est reparti.
Journal du 1er au 4 septembre 2024
Ce que j’ai lu
Stephen King et Louise Labé, grand écart que seule la lecture permet. Un tueur à gages, Billy Summers, une belle cordière, Louise Labé, quelque chose en commun ? Ne cherchons pas à croiser des destins si divers, mais ce saut spatial et temporel que permet la lecture est fascinant. Je suis dans une ville paumée des Etats-Unis à guetter l’arrivée d’un malfrat tout en évoquant des souvenirs de guerre d’Irak et soudain voilà Amour et Folie qui débattent avant que le désir aveugle s’empare d’une femme (une femelle, écrit-elle) réclamant mille baisers comme je réclame, par la lecture, mille vies, moi qui ne réclame pas de baisers et n’ai personne à tuer, sinon le temps.
Ce que j’ai vu et entendu
Sherlock, relecture contemporaine de Conan Doyle, série qui comme souvent tient d’abord par son personnage principal, Sherlock Holmes bien sûr, asocial et génial, brillant emmerdeur qui me fait penser (l’anachronisme est à assumer quand on lit Stephen King en même temps que Louise Labé) irrésistiblement au Docteur House (vérification faite, House semble être directement inspiré de Holmes, comment ai-je fait pour ne pas le voir, Watson, Wilson, tout d’un coup ça saute aux yeux).
Ce que j’ai fait
Ce que je vais faire… Un frémissement… Du nouveau arrive… Il y a ces archives à consulter, cette nouvelle manière d’écrire mon carnet, ces chansons qui sont désormais quinze, la reprise des cours de clarinette, tout cela percutant de plein fouet une rentrée scolaire qui repousse la création à demain ou à après-demain.
Journal du 16 au 18 août 2024
Ce que j’ai lu
Retour aux lectures éparpillées, un Stephen King à peine entamé, un San-Antonio dont je n’ai savouré que l’amuse-bouche, l’histoire d’une bibliomule dans le califat de Cordoue. On s’humecte les lèvres à des livres en ribambelle. Bientôt l’un d’entre eux nous attrapera.
Ce que j’ai vu et entendu
Picorer sur l’Internet des podcasts, des vidéos, de la musique. Anne Savelli parle d’écriture, de ce quotidien étrange de celles et ceux qui se consacrent d’abord à écrire, la promenade du matin, l’écriture qui peine à venir, la charge mentale qui l’empêche. Je me suis abonné à son Patreon (en attendant de proposer le mien).
Ce que j’ai fait
Je me suis enfin mis à l’écriture du spectacle pour le centième anniversaire de la Concorde. Les pièces musicales ont été choisies. Il faut que je surfe autour d’elles sans que cela semble trop artificiel. Comment sortir des sentiers battus sans battre la campagne ?
Stephen King : L’Institut
Quel est cet étrange institut où les enfants se réveillent dans une chambre presque identique à la leur mais dans un lieu terrible ? Réponse en lisant L’Institut, un roman de Stephen King publié en 2019 et traduit de l’anglais en 2020 par Jean Esch pour les éditions Albin Michel.
Stephen King : Écriture
Comment écrire ? Et si on posait la question à une star ? Écriture, Mémoires d’un métier, voilà la réponse de Stephen King, un livre passionnant publié en 2000 et traduit de l’américain par William Olivier Desmond pour les éditions Albin Michel en 2001.