Journal du 21 au 28 septembre 2024

Ce que j’ai lu

Les camarades du Tiers livre, où pourtant je suis bien discret en ce moment, dépassé par la vie qui va qui vient, le Journal d’un mot d’Emmanuelle Cordiolani, Parfois l’homme de Sébastien Bailly, Un fait divers de François Bon, trois livres bien différents mais où la langue travaille (dans tous les sens du verbe travailler, surtout dans le sens que leur langue, élégante, légère, rude ou grinçante, me travaille).

Ce que j’ai vu et entendu

On voit passer tant de mots. Ils s’incrustent peu. Sherlock est un génie, soit, mais Al Capone ? Les méchants fascinent. On peine à distinguer la fiction de la réalité (comme dans ce fait divers autour duquel François Bon tourne dans son livre-cinéma) (la réalité est fiction et la fiction est réalité) (ce piano qui joue sous la pluie est-il réel ?)

Ce que j’ai fait

Temps ordinaires où le travail accapare et l’où commence à tomber malade (sous la pluie, ce matin, j’ai cueilli des pommes) (on écrit sans s’en rendre compte, un peu, par ci par là, on joue quelques notes, on n’a pas la voix assez solide pour chanter).

de l’eau – un atelier proposé par François Bon

De l’eau, bien sûr. Espèce de petite grenouille. La voix de cette petite fille qui grandit si vite et quelques mots, de l’eau, bien sûr, espèce de petite grenouille qui veut toujours tout savoir, ses mots à elle, mes mots à moi, nos mots à nous et les mots d’eau de toutes celles, les mots d’eau de tous ceux de l’atelier. C’était l’été passé. Il s’agissait de se lancer… à l’eau.

Voici une mise en bouche signée (outre moi-même) Laurence Fritsch, Nicolas Bleusher, Françoise Renaud, Juliette Derimay, Sophie Hutin, Christiane Mansaud, Philippe Liotard et Marion T. (et tous les autres, bien sûr, qu’il aurait aussi fallu lire) :

Le livre collectif de l’eau, cent cinquante fois de l’eau en cent mots a été publié en 2021 chez Tiers Livre Éditeur, dans le cadre des ateliers d’écriture proposés par François Bon. La photographie de la couverture est de Gauthier Keyaerts et la préparation éditoriale de Marion Mucciante.