David Lodge : L’Auteur ! L’Auteur

Mais qui est donc cet auteur qu’on appelle sur scène ? Il s’agit d’Henry James dont David Lodge, dans son roman L’Auteur ! L’Auteur ! publié en 2004 et traduit de l’anglais par Suzanne V. Mayoux en 2005 pour les éditions Payot & Rivages, retrace quelques épisodes du destin hors du commun.

Journal du 7 au 12 janvier 2024

Ce que j’ai lu

Tous azimuts, toujours, avec beaucoup de David Lodge, L’auteur ! L’auteur !, Henry James et le théâtre, cette partie centrale du livre autour de cette pièce, Guy Domville, les points de vue multiples sur la première, l’auteur qui fuit, le compte à rebours, triomphe ou débâcle ? On lit ceci comme si on était Henry James, comme si sa pièce, c’était la nôtre, alors quand le couperet tombe… puis le roman devient mélancolique, les amis meurent, l’auteur vieillit, et on lit d’autres histoires, des récits de voyage de Philippe Rahmy, les aventures orientales d’un captif qui pourraient bien s’appeler Miguel de Cervantès, un étrange objet qui ne cesse de grandir.

Ce que j’ai vu

Une nouvelle série, Les 100, le retour sur la terre de cent jeunes (des ados, plus ou moins, de jeunes adultes, avec tout ce que cela comporte de clichés, de coucheries, de niaiseries, de corps parfaits, mais aussi un côté Sa majesté des mouches, une société à reconstruire dans un univers hostile, vide de prime abord, mais…). D’autres réflexions sur le pouvoir, des conférences autour des prophéties impériales au Moyen-Âge, des images glaçantes sur la menace fasciste qui augmente, des gens (ceux-là, celles-là, si précieux dans un tel contexte) qui parlent de livre, Azélie Fayolle, Bruno Lalonde.

Ce que j’ai entendu

Marie-Paule Belle, chanteuse hors du temps, charmeuse hors pair, le plaisir de l’entendre parler, chanter, rire. François Morel, de vieilles archives d’interviews ratées, C’est mieux que rien, ce talent, cette tendresse, ce rire, aussi, François Morel. Et Callas, et George Clinton, ce titre, Open your mind… and your ass will follow, à méditer, tant le cul, ça se passe dans la tête (et la tête dans le cul, sous LSD, George Clinton, en ce temps-là).

Ce que j’ai fait

Plein de choses, pas grand-chose. Créateur éparpillé. Des vidéos, des notes, de la musique, mais la technique, mon point faible c’est la technique, je devrais m’acharner plus, moins papillonner, et des chansons aussi, Les filles de la piscine, ça s’appelle, le nageur myope (piège de la rime, n’y point tomber), et enseigner, lancer des salons littéraires, rendre Molière lisible (la langue de Molière, disons-le, est une langue morte, plus personne ne la comprend). Toujours pas d’écriture au long cours.

Journal du 28 au 29 décembre 2023

Ce que j’ai lu

Picorer dans les livres et les revues. Ouvert à peine ce livre de philo, La rencontre, par Charles Pépin, livre qu’on peine à lire seul (comment s’ouvrir à la rencontre, voilà ma question, une question de plus en plus difficile à résoudre, avec le temps), puis les aventures d’Isaac le pirate, par Christophe Blain, un livre où les rencontres fourmillent, pas toujours agréables, puis L’auteur ! l’auteur !, ce personnage-auteur dont on suit les premiers pas au théâtre (le titre, c’est le cri des spectateurs à la fin de la pièce), encore une histoire de rencontre, celle d’un homme seul avec une troupe puis avec un public (lire, c’est toujours une rencontre), puis Don Quichotte, les amours croisées de Cardénio, Dorothée, Lucinde, Dulcinée, rencontres fulgurantes et fuites tragiques, et l’ouverture du Journal d’un mot d’Emmanuelle Cordoliani (la rencontre avec les mots, essentielle elle aussi), et encore un autre bouquin, Pourquoi nous ne faisons rien pendant que la maison brûle ?, le terrible bilan que font Lydia et Claude Bourguignon de l’état du sol, de l’eau, de l’air, et ce silence (la rencontre ici ne se fait pas, celle entre les hommes et la terre).

Ce que j’ai vu

Le génie, qu’est-ce que c’est ? Je suis avec intérêt ce qu’en raconte Ann Jefferson, entre littérature et pathologie, puis savoure des voix lisant, des paysages, des visages, Michel Brosseau avec Jacques Dupin, Juliette Cortese avec Laurent Stratos (des rencontres, encore, mais le génie est-il capable de rencontrer ?) et me vautre devant Breaking Bad, dernière saison, tout pète entre Walter et Jessie (la rencontre, quand ça va trop loin…) comme tout pète entre Bibi (c’est le surnom sympathique qu’on donnait à cette ordure dont je ne vais pas citer le nom) et le peuple d’Israël.

Ce que j’ai entendu

Laurent Gerra, c’était plus drôle il y a dix ans (il ne passait pas son temps à taper sur les écolos) et Pierre Desproges, c’était encore plus drôle (c’est un peu mon quart d’heure humour de droite), mais écoutons plutôt Anne Sofie von Otter chanter en français (c’est du moins ce qui est écrit sur le disque parce je n’y comprends rien et lire des noms comme Stéphane Mallarmé et n’y pas piger un mot peut-être bien que c’est hermétique mais j’ai de la peine : s’il y a un texte, c’est qu’il doit être entendu, non ? alors tant pis pour Mallarmé, je lis Don Quichotte par-dessus son épaule). Quant à ces conférences sur les fixeurs au Moyen Âge, je ne les écoute que d’une oreille (parce que je crois que je n’ai pas vraiment compris de quoi il en retournait, le mot fixeur restant un mystère pour moi, est-ce qu’il y a une entrée fixeur dans le journal d’Emmanuelle Cordoliani ? il y a fixer mais pas fixeur).

Ce que j’ai fait

Pas grand-chose (on a toujours l’impression de ne pas faire grand-chose puis on regarde la liste et elle n’est pas si courte). Je joue un peu de clarinette (toujours pas de nouvelles anches mais je déchiffre ce duo — encore une rencontre qu’un duo, même si là, je joue seul, d’abord la voix du haut puis la voix du bas — et ce Mozart, pas si difficile mais consolider et accélérer le tempo, dira-t-elle si je ne bosse pas plus). Je cause devant la caméra (le tas de livre à commenter est épuisé, celui de ceux à monter puis diffuser augmente, même si Durango et Stöld, c’est dans la boîte). Et écrire, est-ce que j’écris ? Le journal du corps, j’ai promis que je n’en parlerais pas ici (mais le corps a besoin d’écrire, surtout dans ce creux des entre-fêtes) ; le carnet, je fais toujours dans le très (le trop ?) court ; le livre, ça ne décolle pas ; les dix-sept minutes de dix-sept heures dix-sept (intensifier cette écriture-là ?), retour sur le jour de Pâques 2021, une promenade en forêt, la voix de papa (pour encore un peu le rencontrer, papa).

Journal du 23 au 27 décembre 2023

Ce que j’ai lu

Laisser les époques et les genres s’entremêler : le dix-neuvième siècle anglais d’un auteur américain, ce Henry James resté chaste toute sa vie, sa vie à rebours ; le vingtième siècle terrible des camps de Chalamov ; le début du dix-septième siècle espagnol (relecture don Don Quichotte, tellement plus de distance avec le personnage, tellement plus de plaisir, comme si jadis j’avais lu les livres comiques avec trop de gravité, même impression que pour Mort à crédit, cet exil à la campagne avec Courtial des Pereires, Don Quichotte des inventeurs, et Ferdinand, son Sancho, et sa femme, la grande mignonne, avec ses bacchantes, Dulcinée vieillie) ; le temps des pirates en bande dessinée ; et Dante, n’en plus finir de remonter à la surface ; et Emma Goldmann, l’anarchiste foutue dehors et des Etats-Unis et d’URSS ; et ce Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, histoire à la fois d’accepter et de se méfier de ce qui se passe en nous.

Fatras ? Certes, mais plaisir (surtout dans les romans, avouons-le, l’insomnie en compagnie du chevalier à la triste figure, on se réjouit de se réveiller en sursaut au milieu de la nuit).

Ce que j’ai vu

Quelques vidéos glanées sur YouTube, ces carnets de François Bon, ces autrices qu’il dégotte, sa diction dans les choses lues, la vie littéraire par Gabrielle Roy, grâce à qui le Canada remporta le prix Fémina, des livres d’aujourd’hui, cette Grammaire pour cesser d’exister dont le titre seul suffit à rêver, une page oubliée d’Annie Ernaux, et puisqu’il est question d’œuvres oubliées ou perdues ou pas même nées, ces Wandering rooms qu’imagine Sophie Rabau, dans l’angle mort de James Joyce et de Théodore Reinach, ce lieu qui bougerait sans cesse, cette maison dont les pièces danseraient (on pense bien sûr à La maison des feuilles), l’œuvre perdue devenue œuvre à inventer, œuvre perdue du futur.

Ce que j’ai entendu

Tentative de dégenrer l’algorithme de YouTube musique à partir de Que demander à Clara ? : Else Aarne, Caia Aarup, Katy Abbott, Keiko Abe, Rosalinda Abejo, Eliane Aberdam, Isabelle Aboulker (toutes trouvées mais le morceau suivant, laissé au choix de la machine, c’est toujours de la musique de mec, souvent de l’entendu mille fois, parce l’algorithme, ce qu’il croit, c’est que l’auditeur a envie d’entendre toujours les mêmes machins, à l’instar de cette Sarabande de Barry Lindon, du film Stanley Kubrick de Jean-Sébastien Bach qui semble le must du must en matière de musique classique pour YouTube). Quant aux podcasts, c’est avec philosophie que je les écoute, entre Erasme et la sociologie (cette question du poids de la société sur les individus, si cruciale, même si les philosophes, avouons qu’ils l’abordent de manière si théorique qu’on peine à s’y accrocher, alors on change de podcast, on écoute l’histoire de l’apôtre du cru, un homme qui s’affranchissant du poids de la société crée un enfer, crée, disons-le plus précisément, une nouvelle société pire que la société, même si au fond ce qui pose problème dans cette question du poids de la société, c’est la notion de société dont le singulier me semble problématique, mais me voilà moi-même théoricien, alors allons faire un tour du côté des mauvais genres, inventons de nouvelles sociétés farfelues mais qui resteront à l’état de bouquins, voilà peut-être comment échapper au poids de la société sans créer pire que la société).

Ce que j’ai fait

Il y a bien sûr un peu d’écriture, l’ouverture d’un fichier pour le roman qui peine à naître, des notes de carnet, de l’écriture vite faite, pas d’envie d’y plonger longtemps. Il y a aussi de la musique, des airs de clarinette (mais plus d’anches potables, alors on attend la commande et on joue peu, on déchiffre à peine) et de la vidéo (grand rattrapage en cours, mise en ligne de Bobin, de Beckett surtout, et de ce livre sur la guerre du Sonderbund où lire les noms des villages d’ici dans un contexte de guerre, ça résonne avec la terrible actualité : ici aussi…). Ce qu’il y a eu surtout, c’est l’envoi à quelques-uns (à quelques-unes surtout) de cette chanson, Les gentils, ma première, pour l’instant a capella, parce que je ne sais pas faire plus, cadeau de Noël que je me fais en l’offrant, même si ce que la chanson a d’intime, je crains de le révéler, ce que cela dit de ma fragilité aussi, même si je me cache derrière l’humour (réactions positives en général, ou silence, à ne pas interpréter, ils (elles surtout) me diront en live ce qu’ils (elles surtout) en pensent).

Journal du 9 au 22 décembre 2023

J’ai lancé ce journal de lecture et de culture en fanfare, dans l’enthousiasme des idées nouvelles, bien décidé à faire feu de tout bois, à évoquer, écrivais-je, tout ce qui dans ma vie touchait de près ou de loin à la lecture et à la culture. Alors j’ai noté, noté et encore noté, j’ai rempli un cahier de listes et j’ai pris peur. Que faire d’une telle accumulation ? Que jeter ? Que garder ? Tentons ici d’y mettre un peu d’ordre, de couper dans le vif, de ne garder que ce qui compte.

D’abord, déterminons des catégories : ce que j’ai lu, ce que j’ai vu, ce que j’ai entendu, ce que j’ai fait. Puis sélectionnons (on jettera bien plus que ce qu’on gardera, peut-être ne gardera-t-on qu’un seul élément par catégorie) et écrivons (tous les jours, c’est trop ; toutes les deux semaines pas assez ; on trouvera le tempo qui convient).

Ce que j’ai lu

D’abord la liste (sans doute incomplète) : Freud, Dante, Antoinette Rychner, Chalamov, Céline, Charles Juliet, Ilaria Gaspari, Cervantès, David Lodge, L’Histoire, Charlie Hebdo (pourquoi dans cette liste certains noms sont-ils précédés d’un prénom et qu’autre pas ? qu’est-ce que cela indique du rapport que j’entretiens avec tel auteur ou avec telle autrice ?).

Choisir ? Il y a ce qu’on lit à haute voix, Dante (le purgatoire, tellement plus ennuyeux que l’enfer) et Céline (Mort à crédit, cette partie extraordinaire avec le Cyclotron de Courtial des Pereires, les enthousiasmes et les déconvenues, la horde des inventeurs qui se rue sur ceux qui les bernent, à la fois épique et comique, ce souffle génial de Céline quand ça s’accélère) et il y a les autres lectures, les amis (Charles Juliet, la gravité et la grâce, et Cervantès, l’inverse, la légèreté, et peut-être la grâce aussi, richesse et complexité de Don Quichotte) et les découvertes (Antoinette Rychner, Après le monde, le monde qui s’écroule, dystopie dont on se dit qu’il se pourrait bien qu’elle arrive ; Ilaria Gaspari, Petit manuel philosophique à l’intention des grands émotifs, qui laisse un peu sur sa faim le philosophe en moi parce qu’elle ne fait que parler d’elle, cette femme-là, et que j’espérais un traité des émotions, ce que ce livre est, mais pas assez) et les livres aussi dont à l’impression qu’on passe un peu à côté (Freud et la psychanalyse, quelque chose cloche, je n’y comprend pas grand-chose, ai l’impression parfois que ça raconte n’importe quoi ; Chalamov, j’entre par ces Souvenirs de la Kolyma alors qu’il aura peut-être fallu d’abord lire ses Récits de la Kolyma). Ne pas choisir (Lodge, je viens de commencer, il est question d’Henry James, figure qui ne m’est pas familière, je crois avoir lu quelques nouvelles, sans y comprendre grand-chose là non plus ; et dans Charlie un article terrible sur celles qu’ils appellent les « filles faciles »).

Ce que j’ai vu

Vu et entendu, est-ce deux catégories différentes ? À voir (ou à entendre). Remarquons que je n’ai pas vu de ce qu’on appelle du spectacle vivant durant ces deux semaines, du moins du spectacle vivant autre que la vie des gens qu’on frôle, même si ces vidéos que j’ai glanées sur YouTube sont à classer parfois, malgré le décalage du temps et du lieu, dans une telle catégorie, comme cette soirée Valère Novarina à la Maison de la Poésie ou les contes asiatiques du calendrier de l’Avent de Laurent Peyronnet (la lecture comme chose vue, pas seulement lue ou entendue, ce plaisir de voir dire, comme quoi voir et entendre, je ne devrais pas séparer, parce qu’entendre les mots de Novarina, cette litanie autour de Dieu, ces noms propres, ces dialogues dingues, c’est sans doute mieux que les lire, comme si la mise en son et en espace ajoutait du sens aux mots, mais je n’ai pas lu Novarina seulement sur papier et ai le sentiment qu’après l’avoir vu et entendu je serais déçu que cela soit réduit à des lettres noires sur fond blanc).

Autres choses vues ? Breaking Bad (arrivé au milieu de la dernière saison, la guerre des beaux-frères, ou comment en croyant faire le bien on fait le mal, Walter White de moins en moins sympathique, Jesse Pinkman de plus en plus) et ces conférences autour des œuvres perdues (le premier Tartuffe reconstitué par Georges Forestier, une pièce disparue de Shakespeare inspirée de Cervantès, et ces compositrices (voir et entendre, ici la frontière disparaît) que l’histoire de la musique a effacée et que Claire Bodin ressuscite), évocations passagères de ce qui un jour exista puis le lendemain n’exista plus, un peu comme tout ce que j’ai noté dans ce carnet et que je ne prends pas la même la peine de reprendre ici, mais l’envie d’aller les écouter, ces compositrices qui, parce que femmes, n’ont pas été entendues.

Ce que j’ai entendu

Et si, dans ce que j’en entendu (des podcasts et de la musique enregistrée principalement, un peu de musique en live aussi), je ne notais que le féminin ? Dans l’entretien littéraire, Elisa Shua Dusapin, Agnès Desharte, Isabelle Cornaz (l’envie de lire son livre, ses déambulations dans Moscou, La nuit au pas) ; d’autres noms de femmes : Valérie Rouzeau (déjà oublié qui c’est), Nina Simone, Louise Forestier, Edith Piaf, Natacha Appanah. Et en vrai : Margot Corminboeuf (ma prof de clarinette, qui montrait à l’élève précédente, aussi entendue, mais je ne sais plus son nom, comment jouer un morceau). Sinon : des types.

Ce que j’ai fait

Faire, verbe aux contours assez flous. J’ai enseigné (cet atelier Kaamelott repris avec le plaisir de retrouver de vieux potes et de reprendre une fructueuse collaboration). J’ai fait de la musique, dans plusieurs sens : j’ai joué de la clarinette (le concert d’automne de la Concorde, il faisait trop chaud dans cette église, on n’était pas prêts à ça, mais on s’en est sorti, le concert du Téléthon, où personne n’écoute, dirait-on, mon cours, où il faut, m’a dit Margot, que je consolide et accélère le tempo, mais Mozart est un salaud et le génie, dans la famille Mozart, il paraît que c’est sa sœur ; j’ai essayé (grande première) de retranscrire la mélodie et (très peu et sans doute très mal) d’harmoniser cette chanson, Les gentils, en ré mineur (du moins je crois) ; j’ai pour la millième fois tenté de pianoter cette berceuse de Brahms (le génie, chez Brahms, il paraît que c’est Clara Shumann) mais rien à faire, il y a toujours une note fausse qui vient réveiller le bébé qui dort.

Et écrit, est-ce que j’ai écrit ? Qu’est-ce que je viens de faire, pondre des œufs ? J’ai écrit, un peu, des trucs de carnet, une chanson d’automne (qu’il est temps que je termine, puisque c’est l’hiver), un paragraphe (bref) du prochain livre qui ne décolle pas, mais j’en ai parlé, de ce futur livre, à quelqu’un qui compte, alors je vais m’y mettre, en attendant les réponses de ces inconnus qui ont reçu Grange et qui se taisent (sauf un) (et la même personne qui compte m’a dit avoir aimé le livre, même si je me répète un peu, alors je garde espoir) (et je clos ce journal, histoire d’éviter de me répéter).