Journal de lecture – 2025, semaine 12

Dans ce douzième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

2:25 Montaigne, Essais

3:20 Pierre Guyotat, Idiotie

9:30 Albert Camus, Lettres à un ami allemand

15:30 Senancour, Obermann

20:12 Jean Hegland, Dans la forêt

Journal de lecture – 2025, semaine 10

Dans ce dixième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

1:34 Aloysius Bertrand, Gaspard de la Nuit

6:13 Pierre Guyotat, Idiotie

7:42 Jean Helgland, Dans la forêt

9:04 Senancour, Obermann

15:23 Montaigne, Essais

17:20 Albert Camus, Lettres à un ami allemand

17:47 Gustave Flaubert, Un cœur simple

18:37 Xavier Dorison et Thimothée Montaigne, 1629… ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta

19:47 Jean-François Rouiller, Une mystérieuse affaire dans le canton de Fribourg au siècle dernier

Journal de lecture – 2025, semaine 9

Dans ce neuvième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

 1:20 Xavier Dorison et Thimothée Montaigne, 1629… ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta

 3:13 Joachim du Bellay, Les Regrets

 3:46 Antonin Artaud, Les Tarahumaras

 4:56 Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe

 13:39 Charles-Ferdinand Ramuz, Derborence

 16:28 Montaigne, Essais

 17:30 Senancour, Oberman

 25:11 Bruno Doucey, Petit abécédaire de la désobéissance civile

Journal de lecture – 2025, semaine 6

Dans ce sixième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures du moment :

2:42 Joachim Du Bellay, Les Antiquités de Rome

3:38 Montaigne, Essais

6:49 Javier Cercas, Indépendance

13:54 Aurélien Barrau, L’hypothèse K, la science face à la catastrophe écologique

26:57 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk

Journal de lecture – 2025, semaine 3

Dans ce troisième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures :

 2:13 Blaise Hofmann, Estive

 9:24 Javier Cercas, Terra Alta

 19:53 Armistead Maupin, Chroniques de San Francisco

 25:30 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk

 28:25 Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome

 30:32 Albert Camus, Entre Plotin et saint Augustin

34:03 Montaigne, Essais

Journal de lecture – 2025, semaine 2

Dans ce deuxième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures :

3:00 Blaise Hofmann, Estive

10:24 Charles-Ferdinand Ramuz, Derborence

10:55 Milène Tournier, Se coltiner grandir

15:02 Armistead Maupin, Chroniques de San Francisco

21:50 Albert Camus, L’Envers et l’Endroit

28:54 Montaigne, Essais

31:27 Olivier Mannoni, Coulée brune, Comment le fascisme inonde notre langue

32:55 Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome

33:45 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk

Journal de lecture – 2025, semaine 1

Dans ce premier journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue les livres lus ou en cours de lecture récemment :

2:22 Montaigne, Essais

5:56 Milène Tournier, Se coltiner grandir

8:54 Charles-Ferdinand Ramuz, Derborence

9:55 Blaise Cendrars, Moravagine

13:58 Albert Camus, L’Exil et le Royaume

19:20 Albert Camus, L’Envers et l’Endroit

21:48 Jacques de Coulon, Les enfants du Veau d’or, Résister à l’ordre marchand par l’éducation

25:58 Louise Labé, Oeuvres

27:11 Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome

28:25 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk

31:11 San-Antonio, La vérité en salade

33:22 Alex, Heureux celui qui roule, Dessins de presse 2023-2024

37:04 Olivier Mannoni, Coulée brune, Comment le fascisme inonde notre langue

44:50 Armistead Maupin, Chroniques de San Francisco

Journal du 14 au 16 octobre 2024

Ce que j’ai lu

« Nous nous entretenons de singeries réciproques », écrit Montaigne à propos de sa chatte. Plusieurs siècles plus tard, Frans de Waal, étudiant les chimpanzés, prouve qu’en effet les animaux et nous sommes plus liés qu’on ne le pense, qu’il y a entre nous ce qu’il appelle de l’empathie et la question de Montaigne reste fascinante : « Quand je me joue à ma chatte, qui sait, si elle passe son temps de moi plus que je ne le fais d’elle ? » L’empathie, la faculté de se mettre à la place de l’autre, de voir en lui un miroir de soi-même (grâce à ce qu’on nomme les neurones miroirs), est donc une faculté profondément inscrite en nous. Et pourtant…

Ce que j’ai vu et entendu

Le Liban : l’empathie qui se limiterait aux siens, à son seul petit groupe, et le rejet de ceux qui n’en sont pas hors de l’humanité, hors même du vivant, puisque leur mort n’est que dégât collatéral. Que dire, que faire face à tant d’insensibilité ? Dire l’indicible, ne pas se taire, simplement dire. Voilà ce qu’ose Gracia Bejjani, dire khallass, ça suffit, seulement dire ça, khallass, ça suffit.

Ce que j’ai fait

Je chante, j’écris (un peu), je parle de livres, je m’esquinte les doigts sur la guitare et la clarinette. Ce n’est pas grand-chose mais ça suffit pour me rassurer sur moi-même. Ce que je fais ne tue personne.

Journal du 8 au 9 avril 2024

Ce que j’ai lu

Phase de lecture tous azimuts, rien qui accroche au point de s’y plonger à fond (fini cette bande dessinée, Animan, loufoque au possible, mais grapillé aussi quelques mots dans Flaubert, son projet d’un roman qui se serait appelé La Spirale, dans Franck Thilliez, mais je me lasse, dans La fabrique du crétin digital de Michel Desmurget, dans Montaigne, dans Dante, dans L’Histoire, un article sur les nouveaux manuels d’histoire en Russie ou comment en effet fabriquer des crétins et de bons petits soldats prêts au massacre).

Ce que j’ai vu

Toujours Les 100, barbarie geek, les hommes manipulés par l’IA, les pires horreurs commises au nom de la lutte contre la souffrance (faire souffrir parce qu’on ne sait pas souffrir soi-même) (un mélange de propagande poutinienne et de crétinisme digital sur fond de lutte des clans) (ce paradoxe au cœur de nos obsessions : le progrès technique facteur de régression humaine) (cette impression : on y vit déjà un peu, dans ce monde-là).

Ce que j’ai entendu

Le cours de l’histoire n’est pas un long fleuve tranquille, ce n’est pas le Nil des pharaons et des bâtisseurs de pyramides, qui n’étaient, apprends-je, pas tous des esclaves, et d’esclavage il est aussi question quand il s’agit des africains-américains, de ces cow-boys noirs, apprends-je aussi, et de ces camps militaires où les soldats étaient noirs et les officiers blancs et où on formait mal les futurs combattants pour mieux affirmer par la suite qu’ils n’avaient pas l’étoffe de héros (cela a lieu pendant la Deuxième Guerre mondiale, pendant qu’on disait se battre contre les affreux racistes nazis, comme quoi il n’y a pas qu’en Russie poutinienne qu’on manipule l’histoire).

Ce que j’ai fait

La corne au bout des doigts se forme. Pourtant, je m’acharne toujours sur les mêmes accords et ne parviens pas à passer de l’un à l’autre sans moultes hésitations, alors qu’à la clarinette il faut tricher malgré la peine qu’on prend à répéter sans cesse les mêmes traits : impression d’être en musique un éternel débutant. En écriture ? Impossible de me concentrer longtemps sur un même texte (comme pour la lecture, il y a un temps pour tout).