Dans ce quatorzième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures, dont surtout :
2:05 Montaigne, Essais
5:00 Tracy Chevalier, La Fileuse de verre
12:30 Albert Camus, Actuelles I
Dans ce dixième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures, dont surtout :
1:34 Aloysius Bertrand, Gaspard de la Nuit
6:13 Pierre Guyotat, Idiotie
7:42 Jean Helgland, Dans la forêt
9:04 Senancour, Obermann
15:23 Montaigne, Essais
17:20 Albert Camus, Lettres à un ami allemand
17:47 Gustave Flaubert, Un cœur simple
18:37 Xavier Dorison et Thimothée Montaigne, 1629… ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta
19:47 Jean-François Rouiller, Une mystérieuse affaire dans le canton de Fribourg au siècle dernier
Dans ce neuvième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures, dont surtout :
1:20 Xavier Dorison et Thimothée Montaigne, 1629… ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta
3:13 Joachim du Bellay, Les Regrets
3:46 Antonin Artaud, Les Tarahumaras
4:56 Albert Camus, Le Mythe de Sisyphe
13:39 Charles-Ferdinand Ramuz, Derborence
16:28 Montaigne, Essais
17:30 Senancour, Oberman
25:11 Bruno Doucey, Petit abécédaire de la désobéissance civile
Dans ce sixième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures du moment :
2:42 Joachim Du Bellay, Les Antiquités de Rome
3:38 Montaigne, Essais
6:49 Javier Cercas, Indépendance
13:54 Aurélien Barrau, L’hypothèse K, la science face à la catastrophe écologique
26:57 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk
Dans ce troisième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures :
2:13 Blaise Hofmann, Estive
9:24 Javier Cercas, Terra Alta
19:53 Armistead Maupin, Chroniques de San Francisco
25:30 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk
28:25 Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome
30:32 Albert Camus, Entre Plotin et saint Augustin
34:03 Montaigne, Essais
Dans ce deuxième journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue mes lectures :
3:00 Blaise Hofmann, Estive
10:24 Charles-Ferdinand Ramuz, Derborence
10:55 Milène Tournier, Se coltiner grandir
15:02 Armistead Maupin, Chroniques de San Francisco
21:50 Albert Camus, L’Envers et l’Endroit
28:54 Montaigne, Essais
31:27 Olivier Mannoni, Coulée brune, Comment le fascisme inonde notre langue
32:55 Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome
33:45 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk
Dans ce premier journal de lecture de l’année 2025, je passe en revue les livres lus ou en cours de lecture récemment :
2:22 Montaigne, Essais
5:56 Milène Tournier, Se coltiner grandir
8:54 Charles-Ferdinand Ramuz, Derborence
9:55 Blaise Cendrars, Moravagine
13:58 Albert Camus, L’Exil et le Royaume
19:20 Albert Camus, L’Envers et l’Endroit
21:48 Jacques de Coulon, Les enfants du Veau d’or, Résister à l’ordre marchand par l’éducation
25:58 Louise Labé, Oeuvres
27:11 Joachim du Bellay, Les Antiquités de Rome
28:25 Lang & Poinsot, Le donjon de Naheulbeuk
31:11 San-Antonio, La vérité en salade
33:22 Alex, Heureux celui qui roule, Dessins de presse 2023-2024
37:04 Olivier Mannoni, Coulée brune, Comment le fascisme inonde notre langue
44:50 Armistead Maupin, Chroniques de San Francisco
« Nous nous entretenons de singeries réciproques », écrit Montaigne à propos de sa chatte. Plusieurs siècles plus tard, Frans de Waal, étudiant les chimpanzés, prouve qu’en effet les animaux et nous sommes plus liés qu’on ne le pense, qu’il y a entre nous ce qu’il appelle de l’empathie et la question de Montaigne reste fascinante : « Quand je me joue à ma chatte, qui sait, si elle passe son temps de moi plus que je ne le fais d’elle ? » L’empathie, la faculté de se mettre à la place de l’autre, de voir en lui un miroir de soi-même (grâce à ce qu’on nomme les neurones miroirs), est donc une faculté profondément inscrite en nous. Et pourtant…
Le Liban : l’empathie qui se limiterait aux siens, à son seul petit groupe, et le rejet de ceux qui n’en sont pas hors de l’humanité, hors même du vivant, puisque leur mort n’est que dégât collatéral. Que dire, que faire face à tant d’insensibilité ? Dire l’indicible, ne pas se taire, simplement dire. Voilà ce qu’ose Gracia Bejjani, dire khallass, ça suffit, seulement dire ça, khallass, ça suffit.
Je chante, j’écris (un peu), je parle de livres, je m’esquinte les doigts sur la guitare et la clarinette. Ce n’est pas grand-chose mais ça suffit pour me rassurer sur moi-même. Ce que je fais ne tue personne.
Phase de lecture tous azimuts, rien qui accroche au point de s’y plonger à fond (fini cette bande dessinée, Animan, loufoque au possible, mais grapillé aussi quelques mots dans Flaubert, son projet d’un roman qui se serait appelé La Spirale, dans Franck Thilliez, mais je me lasse, dans La fabrique du crétin digital de Michel Desmurget, dans Montaigne, dans Dante, dans L’Histoire, un article sur les nouveaux manuels d’histoire en Russie ou comment en effet fabriquer des crétins et de bons petits soldats prêts au massacre).
Toujours Les 100, barbarie geek, les hommes manipulés par l’IA, les pires horreurs commises au nom de la lutte contre la souffrance (faire souffrir parce qu’on ne sait pas souffrir soi-même) (un mélange de propagande poutinienne et de crétinisme digital sur fond de lutte des clans) (ce paradoxe au cœur de nos obsessions : le progrès technique facteur de régression humaine) (cette impression : on y vit déjà un peu, dans ce monde-là).
Le cours de l’histoire n’est pas un long fleuve tranquille, ce n’est pas le Nil des pharaons et des bâtisseurs de pyramides, qui n’étaient, apprends-je, pas tous des esclaves, et d’esclavage il est aussi question quand il s’agit des africains-américains, de ces cow-boys noirs, apprends-je aussi, et de ces camps militaires où les soldats étaient noirs et les officiers blancs et où on formait mal les futurs combattants pour mieux affirmer par la suite qu’ils n’avaient pas l’étoffe de héros (cela a lieu pendant la Deuxième Guerre mondiale, pendant qu’on disait se battre contre les affreux racistes nazis, comme quoi il n’y a pas qu’en Russie poutinienne qu’on manipule l’histoire).
La corne au bout des doigts se forme. Pourtant, je m’acharne toujours sur les mêmes accords et ne parviens pas à passer de l’un à l’autre sans moultes hésitations, alors qu’à la clarinette il faut tricher malgré la peine qu’on prend à répéter sans cesse les mêmes traits : impression d’être en musique un éternel débutant. En écriture ? Impossible de me concentrer longtemps sur un même texte (comme pour la lecture, il y a un temps pour tout).