Journal du 27 au 31 mai 2024

Ce que j’ai lu

Des dissertations à n’en plus finir… Reprendre parfois son souffle dans ces récits enchâssés de Cervantes, dans cette exploration d’un silo à l’abandon, dans le stupre des Borgia. Lire entre deux lectures n’aide pas à lire (écrit le correcteur fatigué).

Ce que j’ai vu

Les 100, toujours : épisodes de fin de saison, sang qui gicle, batailles, choses définitives qu’on se dit avant de mourir (les débuts de saison sont toujours plus intéressants que les fins, même si ce début de printemps commence à s’éterniser).

Ce que j’ai entendu

Il était question d’humanisme, d’émancipation des femmes, de poésie (Louise Labé, tellement femme qu’on est allé jusqu’à imaginer qu’elle n’avait jamais existé), puis ceci, qu’on m’envoie pour me détendre entre deux dissertations (et qui ne me détend pas, qui m’afflige et me fait honte) : les jeunes hommes (génération Z comme Zéro) sont de plus en plus misogynes, conservateurs et adeptes de la violence pour se faire respecter, bref sont de plus en plus cons. Au secours, Louise Labé !

Ce que j’ai fait

Entre deux copies, gratter un peu la guitare, souffler un peu dans la clarinette, écrire un ou deux mots et surtout tenter enfin de faire quelque chose de mes photos de 17h17, en rassembler 17, parler d’elles pendant 17 secondes, en faire une vidéo longue et hypnotique (m’écrit-on), idéale pour s’endormir quand on a passé sa journée à lire des dissertations.

Journal du 10 au 12 avril 2024

Ce que j’ai lu

Le Petit Pape Pie 3,14, bande dessinée signée Boucq, un tout petit pape facétieux comme on les aime, un petit pape qui aide Superhyperman à sauver le monde mais qui se fait engueuler par Zorg le Grand, chef suprême de l’Empire intergalactique pour avoir cochonné le cosmos, un petit pape qui visite une fabrique de trous d’aiguilles, un petit pape qui se fait kidnapper par son ombre, bref rien avoir avec notre vieux pape et sa clique.

Ce que j’ai vu

Parfois il suffit de quelques mots pris à Pierre Michon, d’une boîte aux lettres rouillée, du décalage entre le monde tel qu’il va et les préoccupations apparentes de chacun et d’un air de guitare pour jouer à chat perché et créer de la beauté (merci Michel Brosseau). Sinon, dans Les 100, au bord de l’apocalypse nucléaire, les clans continuent à s’étriper (ici aussi : décalage entre le monde tel qu’il va et les préoccupations apparentes de chacun).

Ce que j’ai entendu

L’amitié aussi a une histoire (mes amitiés sont-elles antiques, médiévales ou révolutionnaires ?).

Ce que j’ai fait

Même babioles que d’ordinaire, très peu écrit, très vite lassé de me relire, acharnement sur guitare et sur clarinette (trop peu aussi), cette chanson du Journal intime qui résiste comme résiste l’intime de l’autre à se livrer, des idées pour faire quelque chose de mes photos de 17h17 mais les idées souvent restent à l’état d’idées.