La Dévotion à la croix, voilà une pratique qui semble bien éloignée d’Albert Camus. C’est pourtant bien lui qui a traduit cette pièce en trois journées de Pedro Calderon de la Barca datée de 1634 et représentée dans la version de Camus en 1953 avant d’être reprise dans la collection la Pléiade des éditions Gallimard en 1962.
Étiquette : Albert Camus
Pierre de Larivey : Les Esprits
Dans la Pléiade consacrée à Albert Camus en 1962 par les éditions Gallimard, on tombe sur une obscure pièce de théâtre du seizième siècle, Les Esprits de Pierre de Larivey, publiée en 1579 et que Camus adapte en 1940. Entre temps, un certain Molière a dû lire cette histoire d’avare.
Albert Camus & Co : Révolte dans les Asturies
C’est à Alger en 1935 qu’a été écrite la pièce Révolte dans les Asturies, essai de création collective signé Albert Camus, Jeanne-Paule Sicard, Bourgeois et Poignant, une pièce interdite dès 1936 et qui colle à une actualité brûlante. Celle-ci a été reprise en 1962 dans la collection la Pléiade des éditions Gallimard.
Albert Camus : Les Justes
Peut-on être à la fois juste et terroriste ? Voilà la question que pose la pièce de théâtre Les Justes d’Albert Camus, représentée pour la première fois en 1949 et reprise dans la bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard en 1962.
Albert Camus : L’État de siège
Spectacle en trois parties représenté pour la première fois en 1948, L’État de siège d’Albert Camus raconte l’arrivée, les ravages puis le départ de la peste dans la ville de Cadix, une peste dont la couleur brune semble aujourd’hui se réveiller à nouveau. L’État de siège a été repris dans la bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard en 1962.
Journal du 2 au 10 juillet 2024
Ce que j’ai lu
Papillonnage de début de vacances, entre Silo, Les naufragés du Wager, Albert Camus, Jacques Chessex, Hergé (ce Quick et Flupke que m’a prêté une gamine de deux ans et demi) et autres réflexions sur la fin du travail, la sécession et que sais-je encore. Rien ne se cristallise, je lis comme dans un apéritif dînatoire, sans plat de subsistance (au fond, c’est bien Quick et Flupke, la lecture qui convient en de telles circonstances, ça dure deux pages, ça n’est pas compliqué à comprendre, c’est marrant et ça te prend pas la tête, mais le problème, c’est que c’est court et qu’il faut déjà que je demande à cette petite si elle n’a pas d’autre album à me prêter).
Ce que j’ai vu
Miroir… Mon beau reflet. Ce sont des jeunes qu’on dit en rupture ou en souffrance ou inadaptés, mais ils sont plus beaux que le reflet que la société en donne. Sur scène, ils sont bourrés de talents, ils dansent, ils (elles surtout) chantent, ils font des acrobaties et c’est avec leurs propres mots et leurs propres dessins intérieurs, que nous les voyons dire ce que la violence du monde voudrait taire, révélant que s’ils ont l’air inadaptés c’est peut-être d’abord parce que la société elle-même est inadaptée.
Le Comte de Monte-Cristo. Lui aussi, la société lui fait payer le prix fort. La société, ce sont trois hommes : un capitaine sans honneur, un procureur ambitieux, un jaloux. On connaît la suite : l’île d’If, l’évasion, la vengeance. Le film vaut-il le livre ? Question sans fin (d’autant plus quand on a un peu oublié le bouquin). Ce qui est réussi, c’est l’incarnation d’Edmond Dantès par Pierre Niney , qu’on voit petit à petit s’assombrir sans perdre son panache. Le reste est classique, mais ne boudons pas notre plaisir (même si le livre permet de plonger plus profond, toujours).
Ce que j’ai entendu
Des vies de peintres (Berthe Morisot, Claude Monet, Edgar Degas, Francis Picabia, Paul Gauguin…) ou comment dire la peinture sans la montrer. J’écoute (parfois d’une oreille) et j’imagine, refusant la facilité d’aller voir. Regarder la peinture sans les tableaux, regarder la peinture avec une seule oreille (il n’est pourtant pas question de van Gogh), en rester à l’impression qu’on peut en avoir sans avoir rien vu (une sorte d’impressionnisme au carré).
Ce que j’ai fait
Rattraper le retard pris dans les quarante jours d’écriture, écrire en vrac, un peu de tout, reprendre sans vraiment la reprendre cette histoire de Séraphine à laquelle il faudra bien un jour que je me confronte à fond, mais le reste du temps continuer mes papillonnements, mes petites chansons et mes grattages. Rien ne mobilise toute l’énergie. On se laisse aller à créer un peu, à inventer en dilettante, à n’être qu’un écrivain et un musicien du dimanche.
Albert Camus : Le Malentendu
Les malentendus peuvent parfois être tragiques, preuve en est la pièce d’Albert Camus Le Malentendu, publiée en 1944 et reprise en 1962 dans la bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard.
Journal du 16 au 19 juin 2024
Ce que j’ai lu
Pourquoi me replonger dans l’œuvre d’Albert Camus ? Peut-être par nécessité de résistance et d’humanisme ou par sentiment que l’absurde on y revient (sans l’avoir jamais quitté tout à fait). Le théâtre de Camus me semble un peu trop bavard (je veux dire par là : philosophique) (les écrivains-philosophes me séduisent quand ils savent cacher leur philosophie) (Camus sait mieux le faire, me semble-t-il, dans ses récits) (mais je ne les ai pas encore relus).
Ce que j’ai vu
L’IA peut-elle faire de la philosophie ? Pour Raphael Enthoven, il est évident que non : l’IA ne sait pas formuler de problématique et d’ailleurs lui-même (Enthoven) a battu ChatGPT à l’épreuve du bac et en tire comme conclusion que même dans mille ans (le philosophe lit dans une boule de cristal, il sait qu’en philosophie il n’y a jamais de progrès) (c’est un rousseauiste plutôt qu’un voltairien) (dans le débat que j’ai lancé en classe d’informaticiens l’autre jour, Voltaire s’en sortait plutôt bien) l’IA ne sera pas capable de faire de la philosophie. C’était sans compter sur Monsieur Phi, qui déglingue en règle les élucubrations du philosophe de plateau télé (il y a quelque chose de jouissif à déconstruire les beaux discours vides des beaux parleurs qui épatent les journalistes).
Ce que j’ai entendu
Cette chanteuse, au Passion Vinyl Festival, j’ai déjà oublié son nom (sa musique, je l’oublierai vite aussi) (des reprises, un peu funk) (pas ma tasse de thé). Sinon ? Hors-saison : des chansons de Noël.
Ce que j’ai fait
Le prologue de l’atelier d’été, introspectif mais pas trop (il y des points qu’on préfère se contenter de frôler) (c’est le cas aussi dans mes écritures de 17h17, où le silence gagne sur l’écriture) (viendront des paroles fortes, déchirantes, craintes).
Albert Camus : Caligula
Que se passe-t-il quand le pouvoir s’exerce en toute liberté ? Telle est l’une des questions posées par Albert Camus dans sa pièce de théâtre Caligula, publiée en 1944 et reprise dans la bibliothèque de la Pléiade des éditions Gallimard en 1962.