Journal de lecture – 2026, semaine 3

Dans ce troisième journal de lecture de l’année 2026, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

0:48 Gérard de Nerval, Correspondance

9:15 Patrick Deville, Saint-Nazaire est un roman sans fiction

15:12 Fabcaro, Zaï zaï zaï zaï

21:09 Simone de Beauvoir, Mémoire d’une jeune fille rangée

26:02 Laurent Mauvignier, La maison vide

Journal de lecture – 2026, semaine 2

Dans ce deuxième journal de lecture de l’année 2026, je passe en revue mes lectures, dont surtout :

1:26 Toni Morrison, Home

7:38 Xavier Georgin, Bordure du quai

12:42 Patrick Deville, Saint-Nazaire est un roman sans fiction

19:00 Gérard de Nerval, Correspondance

25:03 Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée

Journal du 15 au 16 mars 2024

Ce que j’ai lu

Ouvrir de nouveaux livres, les commencer à peine, errer avec ce chevalier errant que tout le monde prend pour un fou, lectures d’intermède. J’ai terminé Kampuchéa, autre errance, le Mékong si semblable à l’Amazonie quand c’est Patrick Deville qui lui aussi joue les chevaliers errants (notre monde manque tant de Don Quichottes).

Ce que j’ai vu

L’œil au repos n’a rien vu, ou presque. L’œil a besoin parfois de ce repos. Des flashs : la colère, la misère, l’assassinat des paysans (les assassins courent toujours) ; et cette dystopie des 100 (la dystopie est à la mode, elle permet de relativiser la catastrophe réelle, beaucoup plus sournoise qu’une série Netflix).

Ce que j’ai entendu

Charles Jauquier : les larmes montent instantanément. C’est la musique du tréfond de mon ventre, celle de mon grand-père, celle d’ici (quand on s’arrête, on fait son nid comme un oiseau, on laisse fuir le temps et l’eau … mon peu de terre, mon peu de ciel, ici qui pousse mon soleil).

Ce que j’ai fait

Ça sent le printemps : à nouveau ça surgit. Quatre titres de chansons m’apparaissent, j’en commence une, Journal intime (peut-être : Elle écrit). Et la ferme intention d’affronter mes écritures de Fribourgs, de transformer le blog en livre(s). Et surtout : m’acharner sur ma clarinette, à une semaine à peine de l’audition, jouer, jouer, jouer. Et aussi : explorer ce que l’IA invente quand on la soumet à la poésie. Voici un vers de Charles Baudelaire : qui saura trouver lequel ?

Journal du 8 au 14 mars 2024

Plutôt que de tout noter, me fier à ma mémoire, ne conserver que ce qui revient sans effort (et si rien ne revient sans effort, l’évacuer).

Ce que j’ai lu

Kampuchéa, Patrick Deville, l’aventure et l’histoire, le temps et l’espace qui s’entremêlent, le fleuve Mékong, les Khmers rouges, des explorateurs et des colonisateurs, des livres qu’on emporte en voyage et qui imprègnent tant le livre qu’on écrit qu’ils en deviennent le livre lui-même, comme si ces noms propres prenaient vie (si je ne me fie qu’à la mémoire, que je laisse le livre dans la pièce d’à côté, ne restent que les noms de ceux que je connaissais déjà : Pol Pot, Pierre Loti, Doutch, André Malraux, un certain Pavie aussi, que je ne connaissais pas, et l’aller-retour entre la France et le Cambodge, les crimes, les procès, les cigarettes qu’on fume en compagnie d’écrivains dont on a oublié qu’ils sont morts le soir dans le bar d’un hôtel de Phnom Penh).

Ce que j’ai vu

Dans Les 100, il est question d’intelligence artificielle, c’est à la mode (quand je demande à DALL-E) de me dessiner la pension de madame Vauquer, c’est propre, terriblement propre, et quand je lui demande d’imiter le mois de février à manière d’Eugène Ionesco, il n’a pas la réf, n’a ni lu ni vu Les Chaises, il fait du surréalisme à la Magritte).

Ce que j’ai entendu

Les musiques défilent, on les oublie à mesure, il y a eu de la musique classique, bien sûr, toujours, puis Fip, déclinée en métal, en groove, en jazz, en ambiances plus ou moins propices à la lecture.

Ce que j’ai fait

Préparation de l’audition. Gerber (non, ne pas penser à l’émoji proposé par son nom) qui m’assomme de bémols (ré bémol et soudain je panique, les doigts ne savent plus quoi faire, comme à la guitare, où je progresse trop lentement, comme pour tout). Écriture ? Bribes. Ouverture d’un carnet d’insomnie : la première nuit, une vache hurle à la mort et le stylo (ne jamais dormir avec un écran à portée de main) me lâche ; la seconde nuit je dors). Tentation de rouvrir mes écritures de Fribourgs.