Ce que j’ai lu
Lire en temps de brouillard et d’effroi (pas encore de nuit), relire La Peste parce que la voix de Camus redevient d’actualité, qu’il va falloir entrer en résistance, qu’il va falloir remettre la morale au cœur de la pensée, et en parallèle à Camus lire cette Étrange défaite où Didier Fassin lui aussi se place sur le plan moral pour dénoncer les discours (le mot qui vient est négationnistes mais ce n’est pas celui qu’il utilise, il faut se méfier des adjectifs) qui relativisent ou justifient le génocide en cours à Gaza (les faits sont là, semble-t-il). Bref, face à la défaite de la morale la plus élémentaire (ne pas mentir, monsieur Trump, par exemple), il faut nous armer. Certaines lectures le permettent.
Ce que j’ai vu et entendu
L’étrangeté qu’il y a à regarder la série House of Cards, une série où le président des États-Unis est un ignoble individu mais qui semble pourtant inoffensif, si on le compare à celui qui arrive. Et pour se distraire, écouter de la bonne vieille chanson française, même si Charles Aznavour fout le bourdon quand on est seul (hier encore, j’avais vingt ans, le temps passe, mes amours sont mortes avant que d’exister, comment voulez-vous ne pas déprimer ?).
Ce que j’ai fait
Mes propres chansons, que je viens d’envoyer à quelques musiciens parmi mes amis, sont-elles déprimantes elles aussi ? Solitude d’été à coup sûr, Vieux garçon aussi mais l’espoir fait vivre, Feuille d’automne un peu, Journal intime peut-être (il y a encore onze chansons que je ne crois pas déprimantes et une idée, Mascu muscu, pour rentrer dans le lards de ces masculinistes dont le rôle est si délétère dans le monde d’aujourd’hui, une chanson plus rock que les autres, mais pas trop testostéronée).