Ce que j’ai lu
Diversité de ce qu’on appelle roman : Silo (science-fiction), Persilès (roman d’aventure à l’ancienne), Bonjour tristesse (roman d’ado et d’initiation). À quoi j’accroche ? L’ordre dans lequel ils se sont présentés à mon esprit : ce monde postapocalyptique où les humains sont coincés dans un silo sans rien savoir du monde extérieur a quelque chose de fascinant, on se demande pourquoi ils sont là et pourquoi ils y restent, jusqu’à ce qu’une nettoyeuse enfin sorte sans nettoyer et j’en suis là, au milieu du livre, à me poser mille questions ; ces récits imbriqués, histoires d’amour et de vengeances, de naufrages et de barbarie nordique, on s’y perd, on ne sait pas trop qui est qui, qu’est-ce qui est l’histoire principale qu’est-ce qui est le récit dans le récit, tant d’aventures ont lieu qu’on en est étourdi comme un Don Quichotte écrasé contre un moulin ; cette jeune fille, son père, les deux maîtresses du père, le jeune homme avec qui elle flirte, il paraît que cela fit scandale, mais je m’y ennuie ferme (le roman est court, on ira jusqu’au bout, on trouvera un angle pour lui retrouver de l’intérêt).
Ce que j’ai vu
Toujours Les 100 : il n’y a sur la terre qu’une seule vallée encore vivable et la guerre la menace (encore du postapocalyptique, le monde d’après, comme on disait) et ce témoignage des juifs de gauche, eux aussi coincés dans une guerre qui détruit tout, et confrontés à un dilemme cornélien : être avec Israël et cautionner ainsi un système d’apartheid et peut-être un génocide ; être avec les Palestinien et cautionner ainsi les terroristes du Hamas et les massacres qu’eux aussi ont perpétrés. Un mot reste tabou, dans Les 100 et dans la réalité : le mot paix.
Ce que j’ai entendu
Le cd d’une tournée au Québec voilà plus de vingt ans (2003 : qu’est-ce que je me sens vieux soudain) et ma voix qui déclame que je suis un gars ben ordinaire (cette voix, elle me plaît, il faudrait que je la réveille).
Ce que j’ai fait
Ce projet de chansons, toujours, qui restent coincées dans un cahier (comme dans celle qui s’appelle Journal intime, dont la fin ne me convainc pas) : le rêve qu’en 2003 je réalisais un peu, il serait temps de le prendre à bras le corps.