Des huttes, des hiboux, deux hommes, une fillette, un crime peut-être, une autre fillette, morte, la fabrique à lunettes, le hangar à pommes de terre et ces repas où cela semble s’apaiser, voilà un étrange roman de l’écrivain valaisan Jean-Marc Lovay, publié en 1980 aux Éditions Gallimard puis aux Éditions Zoé en 1998, un roman où ce qui fascine, c’est la langue :
Catégorie : roman
Émile Zola : La Débâcle
L’avant-dernier roman des Rougon-Macquart, Histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire d’Émile Zola, publié en 1892, c’est celui de la guerre et de la chute de l’Empire, un roman qui montre (une fois de plus) à quel point la guerre est une horreur :
Gilles Leroy : Alabama Song
L’Alabama, le Deep South, Kurt Weil, The Doors, Forrest Gump, voilà quelques idées associées au titre de ce roman, trouvé par hasard dans une de ces boîtes où les livres se donnent une dernière chance de trouver leur lecteur. Mais dans ce livre-ci, c’est surtout de Zelda qu’il est question, Zelda Sayre devenue Zelda Fitzgerald, épouse de, pour son malheur.
Et voici Alabama Song par les Doors :
Alabama Song de Gilles Leroy a été publié aux éditions Mercure de France en 2007, année où il a obtenu le Prix Goncourt.
Mikhaïl Boulgakov : Le Maître et Marguerite
Le diable (non, ce n’est pas Poutine) et ses acolytes sèment la zizanie dans Moscou et cela donne ce livre qui nous réconcilie avec cette Russie dont on oublie parfois qu’elle est le berceau de tant de chefs-d’oeuvre.
Voici quelques réflexions sur Le Maître et Marguerite de Mikaïl Boulgakov, un roman écrit entre 1927 et 1940, année du décès de son auteur, mais qui n’a pu être publié que bien plus tard, en 1966, et dans une version expurgée :
Le Maître et Marguerite a été traduit du Russe en 2020 par André Markowicz et Françoise Morvan pour les éditions inculte/dernière marge.
San-Antonio : Les anges se font plumer
En vacances, je lis San-Antonio pour me détendre, mais quand San-Antonio lui-même part en vacances, ce n’est pas pour se détendre, même si c’est en compagnie de sa bonne vieille maman Félicie, comme dans Les anges se font plumer, le troisième des cinq San-Antonio publiés par Frédéric Dard en 1957 :
Éric Bulliard : La cabine
Une cabine téléphonique au milieu de nulle part, un numéro, l’appeler ? À l’heure où les voilà bientôt toutes disparues, devenues dépotoirs à vieux livres, retrouver la magie des temps anciens :
Ce téléphone au milieu de nulle part n’a pas inspiré qu’Éric Bulliard, il est également à l’origine du téléphone de Sophie Calle, installé entre 2006 et 2012 sur le Pont du Garigliano à Paris :
Pour plus d’infos sur la cabine, on peut se rendre sur le site internet de celui qui l’a rendue célèbre, un site ouvert en … 1995 : http://www.deuceofclubs.com/moj/mojave.htm
Le roman La cabine d’Éric Bulliard a été publié aux Éditions de l’Hèbe en 2022.
Sylvie Germain : Magnus
Le bouquin trainait dans la bibliothèque depuis des années, il faisait partie de ces livres dont on se dit qu’on les lira un jour peut-être mais dont on ne sait plus trop pourquoi ils sont là.
Puis il y a eu ces tweets assassins parce qu’un extrait signé Sylvie Germain avait été choisi comme épreuve au bac et que forcément certains n’ont rien pigé au texte (il y a eu la même affaire avec Victor Hugo il y a quelques années, on peut trouver compagnie moins prestigieuse).
Bref, merci aux frustrés du commentaire composé de m’avoir permis de me plonger dans Magnus, un roman paru aux éditions Albin Michel en 2005, qui jadis avait plu aux jeunes, puisqu’il a obtenu le Prix Goncourt des lycéens. Voici un petit voyage dans ce livre :
Ron Rash : Par le vent pleuré
1969, Amérique profonde, un jeune homme découvre la vie : elle s’appelle (il l’appelle) Ligeia et ça ne peut que mal finir :
Par le vent pleuré de Ron Rash a été publié en 2016 et traduit de l’anglais (États-Unis) par Isabelle Reinharez aux éditions du Seuil en 2017.
António Lobo Antunes : La splendeur du Portugal
Entre Angola et Portugal, entre passé colonial et guerre civile, La splendeur du Portugal, roman écrit par António Lobo Antunes en 1997 et traduit du portugais par Carlos Batista chez Christian Bourgois éditeur en 1998, donne voix aux méandres de la mémoire dans une langue riche et violente. En voici quelques extraits :
Émile Zola : L’Argent
Antépénultième roman des Rougon-Macquart, L’Argent, publié en 1891, explore le monde de la bourse, un monde à la fois opaque et passionné, dont je vous parle ici :