Journal du 17 au 23 février

Retour à la vie ordinaire, aux lectures (jamais tout à fait) ordinaires, à la musique, au fatras.

Ce que j’ai lu

Terminé Locus Solus : on lit, on essaie d’imaginer, on décroche, on relit, on est fasciné, on décroche, on a le sentiment à la fois que c’est génial et qu’on passe à côté (sentiment très fréquent à la lecture des œuvres véritablement originales). Me rabattre sur Le petit Nicolas et les copains, pour le contraste et pour la simplicité, pour la nostalgie et l’humour aussi.

Ce que j’ai vu

Rien de bien marquant, avouons-le. Toujours cette série, Les 100 (ce moment au cœur d’une série où l’on n’est plus dans la découverte mais pas encore dans le suspense du dénouement). Des voix et des images amicales (même si ce sont des gens que je n’ai jamais croisés dans la vraie vie) (mais qu’est-ce que la vraie vie ?) sur YouTube : Stewen Corvez, Marine Riguet, Michel Brosseau. Rien de bien marquant ? Certes, mais ces petits objets sont une respiration nécessaire, des voix qu’on retrouve avec joie, des parenthèses enchantées.

Ce que j’ai entendu

Des voix. Des interviews d’hommes remarquables : Jacques Genin le fondeur de chocolat ; John Nollet le narrateur capillaire ; deux hommes que la passion et la sensibilité ont fait devenir des maîtres en des arts trop souvent rabaissés, la pâtisserie (la douceur pour aider à supporter un terrible passé) et la coiffure (le cheveu fou qui me manque tant).

Ce que j’ai fait

Après ce petit livre sur Paris, retour à de l’ordinaire (mais l’ordinaire ne l’est jamais tout à fait) : des cours à préparer puis à donner, le concert annuel de la fanfare et jouer les mêmes traits mille fois en se disant que mille fois ce n’est pas assez, parler livres devant la caméra, prendre quelques notes par-ci par-là, histoire de ne pas perdre la main.