Au cœur des livres : Jean-Jacques Rousseau – Du contrat social

Prendre un livre dans ma bibliothèque, l’ouvrir au milieu, le lire à haute voix, demander à l’IA de transformer le texte en image et ajouter une musique de fond, cela peut donner cela :

Texte : Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social (1762), Librairie Générale Française, 1996.

Musique : François Couperin, Prélude en la du deuxième livre de pièces de clavecin par Christophe Rousset.

Illustration : ChatGPT images.

Au cœur des livres : Jean-Jacques Rousseau – Les Rêveries du Promeneur solitaire

Prendre un livre dans ma bibliothèque, l’ouvrir au milieu, le lire à haute voix, demander à l’IA de transformer le texte en image et ajouter une musique de fond, cela peut donner cela :

Texte : Jean-Jacques Rousseau, Les Rêveries du Promeneur solitaire (1782), Gallimard 1972.

Musique : Felix Mendelssohn, Die Nachtigall par le Vocal Concert Dresden.

Illustration : ChatGPT images.

Au cœur des livres : Jean-Jacques Rousseau – Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes

Prendre un livre dans ma bibliothèque, l’ouvrir au milieu, le lire à haute voix, demander à l’IA de transformer le texte en image et ajouter une musique de fond, cela peut donner cela :

Texte : Jean-Jacques Rousseau, Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755), Librairie Générale Française, 1996.

Musique : Anonyme, Caballo Viejo (Pasaje) – Alma Llanera [Joropo], par Raúl Orellana, Christina Pluhar, L’Arpeggiata, Boris Schmidt, David Mayoral, Quito Gato & Lincoln Almada.

Illustration : ChatGPT images.

Notes d’écoute : pauvre Jean-Jacques

Livre Audio | Discours sur les sciences et les arts, de Jean-Jacques Rousseau

D’où naissent tous ces abus … inégalité … talents … livre utile (non : bien écrit) … le sage ne court point après la fortune mais il est sensible à la gloire … nous avons des physiciens, etc., nous n’avons plus de citoyens … le mal n’est pas aussi grand qu’il aurait pu le devenir … voilà les sages maximes … monuments honteux que lui ont préparés l’imprimerie … les dangereuses rêveries des Hobbes et des Spinoza resteront à jamais … dans l’amertume de leur cœur … délivre-nous des Lumières … et donne-nous l’ignorance … (tant d’éloquence pour dénoncer l’éloquence) … arts utiles à la société … il n’a point fallu de maître … c’est par les premiers obstacles … permettre à quelques hommes … petit nombre … rien ne soit au-dessus de leurs espérances … le plus grand des philosophes : chancelier d’Angleterre … l’art de conduire les peuples … seule récompense : contribuer au bonheur des peuples à qui ils auront enseigné la sagesse … les peuples continueront d’être vils, corrompus et malheureux … laissons à d’autres le soin d’instruire les peuples … vertu, science sublime des âmes simples … voilà la véritable philosophie … bien dire … bien faire.

Rousseau s’écoute penser, il s’admire pensant. C’est du moins ainsi que je le lis ou l’écoute. Et ça m’est pénible. Les auteurs qui m’insupportent sont rares. Certains m’indiffèrent mais de là à m’énerver il faut y aller fort. Mais Rousseau, pas moyen. Je trouve ça d’un pompeux, d’un sérieux, d’un ennuyeux achevé, même si je sais que ses idées ne sont pas toutes à jeter, j’écoute sans écouter et je note sans noter, des mots qui en disent trop ou pas assez. Et encore, là, ce n’est pas le pire, il n’est pas en train de chouiner… Le seul plaisir à lire Rousseau, c’est d’imaginer quelles saillies pourra bien lui opposer Voltaire. On m’a dit, mais je n’y crois pas, que Les Confessions, c’est très drôle. Le livre est sur l’étagère. Il attend. Moi pas.

Notes d’écoute du 8 au 9 décembre 2024

On écoute la radio, un podcast, une conférence, une chanson, on est intéressé ou on perd le fil, ça nous donne à penser mais ça s’envole (les paroles, les écrits, le proverbe…) et on aurait aimé le tirer plus fort, ce fil, mais voilà, c’est passé, on écoute autre chose, et ça recommence : impulsion, déception. Alors, pourquoi pas jouer les étudiants en prenant des notes ? Mais attention, pas étudiant modèle, préparation d’examen, récitation, restitution, mais notes libres, notes mouvantes, notes qu’on reprend ensuite (pas plus d’une page du cahier les notes, un petit bout d’écoute, seulement celui-là, arbitraire) et qu’on relit, qu’on relie, qu’on prolonge.

Flash infos RTS (8.12.24, 17h)

Ça commence par les résultats du sport, victoire du Lausanne Sport, etc. Puis chute du régime El-Assad en Syrie. Sens des priorités ? (D’habitude je n’écoute jamais le flash info, justement parce que cela : d’abord le sport puis les dictateurs).

En trois minutes, ils doivent donner l’essentiel des informations. Ils en passent deux sur le sport, comme si les résultats sportifs étaient de l’information et non du divertissement (pascalien). Puis donc la chute de Bashar El-Assad, les rebelles ayant pris le pouvoir, et c’est tout (la réaction de je ne sais plus quel dirigeant occidental, Macron, Trump, Tartempion), rien sur qui sont ces « rebelles » (où sont Belle et Bulle ?), rien sur ce que ça change, la chute du tyran, sur l’équilibre d’une région en plein délitement, rien sur les enjeux d’un événement historique réduit à une simple tête qui tombe (même pas pour de vrai, il a fui, ce lâche). Pourquoi s’acharnent-ils encore à cet exercice du flash infos quand on sait tout des infos avant le flash (sauf que moi, la chute de Bashar, je ne savais rien, puisque l’actu, je fuis, je ne l’affronte que quand le soufflet est retombé, s’il retombe) ?

Cours d’Antoine Lilti au Collège de France : L’universalisme des Lumières (cours 4, 15 janvier 2024)

Les Lumières, quand elles s’éteignent, les repenser avec Bayle :

  • Éloge du pluralisme religieux
  • Pas de monopole de la vérité

(ça sonne si étrange à l’heure du retour des intolérances) La critique de l’intolérance conduit à l’éloge de la bigarrure, un orchestre à plusieurs voix.

Deux traditions intellectuelles :

  • Politique : tolérance = tolérer des croyances que l’on réprouve ; permission donnée au nom de la raison d’État

(interruption pour prendre la photo de 17h17)

  • Bayle : athéisme vertueux, reconnaître l’autre comme différent à politique de respect mutuel et de réciprocité

Les spécialistes cherchent l’étiquette pour Bayle (et trouvent tous des étiquettes différentes, ce qui prouve que Bayle a raison)

Cosmopolitisme de Bayle (un auteur que personne ne lit plus) (accepter les missionnaires musulmans en Europe) (pas question pour Bayle de grand remplacement) « Leurs lumières » (celles des musulmans, des Japonais, etc.) (c’est écrit au temps de Louis XIV)

Quelle place faut-il faire dans l’ordre social aux religions ? La question reste cruciale, mais Antoine Lilti suit une autre piste : l’idéal de tolérance ruine les fondements de l’universalisme chrétien mais ouvre sur le cosmopolitisme.

Le troisième sujet du flash infos, c’était la cérémonie de réouverture (je ne sais plus comment on dit) de Notre-Dame de Paris, religion et politique s’acoquinant d’une façon qui n’aurait sans doute pas plu à Pierre Bayle et que Voltaire (qui dans la suite du cours traite Paris de village et la Seine de ruisseau, dans la bouche d’un empereur de Chine qui serait tombé sur une brochure de Rousseau) aurait vilipendé avec une ironie que nos contemporains n’auraient pas comprise, parce que la tolérance et le cosmopolitisme, ça commence à bien faire, tout ce qui est de chez nous étant par définition supérieur à tout ce qui a lieu dans le reste du monde, la victoire du Lausanne Sport comptant bien plus que l’effondrement de la Syrie qui va nous submerger de réfugiés musulmans qui ne rêvent que de détruire notre civilisation si supérieure à la leur (et là, je m’arrête, parce que mon ironie est loin de celle de Voltaire, que les réseaux auraient sans doute lynché, parce que raciste, antisémite, antireligieux, et j’en passe).