Notes d’écoute : pauvre Jean-Jacques

Livre Audio | Discours sur les sciences et les arts, de Jean-Jacques Rousseau

D’où naissent tous ces abus … inégalité … talents … livre utile (non : bien écrit) … le sage ne court point après la fortune mais il est sensible à la gloire … nous avons des physiciens, etc., nous n’avons plus de citoyens … le mal n’est pas aussi grand qu’il aurait pu le devenir … voilà les sages maximes … monuments honteux que lui ont préparés l’imprimerie … les dangereuses rêveries des Hobbes et des Spinoza resteront à jamais … dans l’amertume de leur cœur … délivre-nous des Lumières … et donne-nous l’ignorance … (tant d’éloquence pour dénoncer l’éloquence) … arts utiles à la société … il n’a point fallu de maître … c’est par les premiers obstacles … permettre à quelques hommes … petit nombre … rien ne soit au-dessus de leurs espérances … le plus grand des philosophes : chancelier d’Angleterre … l’art de conduire les peuples … seule récompense : contribuer au bonheur des peuples à qui ils auront enseigné la sagesse … les peuples continueront d’être vils, corrompus et malheureux … laissons à d’autres le soin d’instruire les peuples … vertu, science sublime des âmes simples … voilà la véritable philosophie … bien dire … bien faire.

Rousseau s’écoute penser, il s’admire pensant. C’est du moins ainsi que je le lis ou l’écoute. Et ça m’est pénible. Les auteurs qui m’insupportent sont rares. Certains m’indiffèrent mais de là à m’énerver il faut y aller fort. Mais Rousseau, pas moyen. Je trouve ça d’un pompeux, d’un sérieux, d’un ennuyeux achevé, même si je sais que ses idées ne sont pas toutes à jeter, j’écoute sans écouter et je note sans noter, des mots qui en disent trop ou pas assez. Et encore, là, ce n’est pas le pire, il n’est pas en train de chouiner… Le seul plaisir à lire Rousseau, c’est d’imaginer quelles saillies pourra bien lui opposer Voltaire. On m’a dit, mais je n’y crois pas, que Les Confessions, c’est très drôle. Le livre est sur l’étagère. Il attend. Moi pas.

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