Ce que j’ai lu
Il fait chaud. On s’enferme un peu dans Silo origines mais on a besoin de grand air (pourtant on est à la piscine, le ciel est bleu, on a la chance de vivre dehors, l’air n’est pas (encore) totalement empoisonné), alors on feuillette des bandes dessinées, la jeunesse de Durango, le Far West (on n’en sort pas, de cette fascination, comme l’enfant de Grange), des coups de pistolet en veux-tu en voilà et de l’aventure quand tout ici est si calme.
Ce que j’ai vu et entendu
(il y a du visuel dans l’auditif et de l’auditif dans le visuel, c’est pourquoi nous ne distinguerons plus les deux, ou pas systématiquement, on verra bien, bien entendu)
Dans la moiteur étouffante d’une salle de gymnastique, les enfants (et les grands enfants) du camp de l’EJIB présentent le résultat d’une semaine de travail (et de plaisir, et d’amitié). Ils sont tantôt chapeautés, tantôt vêtus de toges à la romaine, à la grecque, à la viking, à l’égyptienne, à l’australopithèque, à la caraïbe, et nous voyageons avec eux dans le temps, de l’Orient à l’Amérique, avec pour finir un retour vers le futur que malgré la torpeur d’un soir torride le public redemande. Musique amateur, dit-on. Aimer la musique, dès l’enfance, pense-t-on. La musique adoucit les mœurs. Espérons que ces enfants continueront à diffuser l’enthousiasme qui fut le leur durant une semaine.
Ce que j’ai fait
Blues pour les nuls, ça s’appellerait, puisque c’est tiré tout droit de La guitare pour les nuls, qui avec les accords E7, A7, B7 (touché coulé), propose de préférer des chansons sur la trahison, l’infidélité, le fric plutôt que sur les taux d’intérêt en hausse (pourtant c’est aussi une histoire de fric, non ?) et de dire « ma meuf s’est fait la malle » plutôt que « ma partenaire a été insensible à mes besoins » (l’histoire devant se passer à Fleury-Mérogis, mais je n’en ai aucune idée où c’est). Bref, ma dernière chanson s’appelle Ma meuf s’est fait la malle (ou Blues pour les nuls) et comme je ne suis pas en plein chagrin d’amour, ça donne un blues pas sérieux (comme le fameux Blues de Neuilly de Gilbert Laffaille) (fameux, c’est peut-être exagéré) (mais écoutez quand même, ça vaut le coup) (où se trouve Fleury-Mérogis par rapport à Neuilly ?).