Ce que j’ai lu
Moment de transition, on achève des lectures au long cours, on en entame de nouvelles. Le San-Antonio des vacances s’achève sur des révélations fracassantes, forcément (pourtant, les vacances semblent déjà bien loin). On ouvre avec le joie le Journal d’un mot d’Emmanuelle Cordoliani et on se pose des questions sur la (prétendue) crise de la masculinité (cette incessante manie des mecs dès qu’ils se sentent un tant soit peu menacés de s’enfoncer dans la violence pour compenser une perte imaginaire de leur virilité).
Ce que j’ai vu et entendu
Cette vidéo, sur Blast, comme piqûre de rappel : le dérèglement climatique (on l’avait presque oublié, on passe son temps à presque l’oublier) s’accélère, il est urgent d’agir, tout le monde s’en fiche sauf ceux qui ressassent sans cesse qu’il est urgent d’agir et qui se fatiguent de crier dans un désert que le dérèglement climatique amplifie, désert physique et désert mental, mais il ne faut pas faire peur aux gens, disent les autres, il faut être réalistes, mentent-ils, il ne faut pas exagérer. Protéger la biodiversité ? C’est extrême, hurlent-ils, sans comprendre que c’est la situation qui est extrême et qu’on ne pourra y faire face qu’en prenant des décisions extrêmes (écrit-il sans faire grand-chose, comme tout le monde).
Ce que j’ai fait
Faire la bénichon, c’est-à-dire manger à s’en péter la panse, n’empêche pas de continuer à tenter des choses. J’ai ouvert un espace encore secret, mon compte Patreon, où je passe en revue mes lectures en cours (celles que j’ai maintenant terminées, ou presque) et où je concocte des surprises qui attireront peut-être quelques amis. Reprise aussi des répétitions de la Concorde et plongée dans les archives pour préparer le spectacle du 100ème anniversaire. Ceci, dans une lettre écrite au conseil de paroisse le 25 décembre 1937 :
À neuf heures vingt nous étions tous à l’église à notre place habituelle. Alors monsieur le curé vient chez notre directeur pour lui donner l’ordre de descendre de la tribune et de jouer nos morceaux dehors. Aussi notre directeur, à l’approbation de tous, n’a pas obtempéré à ces ordres. Monsieur le curé en se retirant a dit : vous pouvez jouer mais je vous reverrai.