Ce que j’ai lu
Pourquoi me replonger dans l’œuvre d’Albert Camus ? Peut-être par nécessité de résistance et d’humanisme ou par sentiment que l’absurde on y revient (sans l’avoir jamais quitté tout à fait). Le théâtre de Camus me semble un peu trop bavard (je veux dire par là : philosophique) (les écrivains-philosophes me séduisent quand ils savent cacher leur philosophie) (Camus sait mieux le faire, me semble-t-il, dans ses récits) (mais je ne les ai pas encore relus).
Ce que j’ai vu
L’IA peut-elle faire de la philosophie ? Pour Raphael Enthoven, il est évident que non : l’IA ne sait pas formuler de problématique et d’ailleurs lui-même (Enthoven) a battu ChatGPT à l’épreuve du bac et en tire comme conclusion que même dans mille ans (le philosophe lit dans une boule de cristal, il sait qu’en philosophie il n’y a jamais de progrès) (c’est un rousseauiste plutôt qu’un voltairien) (dans le débat que j’ai lancé en classe d’informaticiens l’autre jour, Voltaire s’en sortait plutôt bien) l’IA ne sera pas capable de faire de la philosophie. C’était sans compter sur Monsieur Phi, qui déglingue en règle les élucubrations du philosophe de plateau télé (il y a quelque chose de jouissif à déconstruire les beaux discours vides des beaux parleurs qui épatent les journalistes).
Ce que j’ai entendu
Cette chanteuse, au Passion Vinyl Festival, j’ai déjà oublié son nom (sa musique, je l’oublierai vite aussi) (des reprises, un peu funk) (pas ma tasse de thé). Sinon ? Hors-saison : des chansons de Noël.
Ce que j’ai fait
Le prologue de l’atelier d’été, introspectif mais pas trop (il y des points qu’on préfère se contenter de frôler) (c’est le cas aussi dans mes écritures de 17h17, où le silence gagne sur l’écriture) (viendront des paroles fortes, déchirantes, craintes).