Journal du 30 au 31 décembre 2023

Ce que j’ai lu

Deux livres (en plus de ceux qui occupent au long cours) : Lydia et Claude Bourguignon, Pourquoi ne faisons-nous rien pendant que la maison brûle ? d’un côté ; Gilles Clément, Notre-Dame-des-Plantes de l’autre. Le même constat : la destruction des sols (artificialisation, pesticides, etc.) et de la planète. Deux visions diamétralement opposées : la diatribe contre l’utopie, la colère contre la créativité, le complotisme contre le rêve. Finir l’année avec ce projet fou : faire de Notre-Dame de Paris un jardin (projet certes fou mais possible, Gilles Clément a tout prévu, il a tout dessiné, il a imaginé un paradis dans lequel il est permis de manger des pommes).

Ce que j’ai vu

Breaking Bad, on se rapproche de la fin (je ne regarde pas les séries en seul coup, je prends le temps, je me lasse après un épisode, puis y reviens) : comme souvent dans les séries, la dernière saison est la plus violente. Il faut que ça se termine, alors on dézingue. Mais pour contrebalancer cette violence, il y ceux qui filment l’ordinaire, ces capsules suspendues de temps volé, Michel Brosseau, Patrick Muller, et les fous de livres, Bruno Lalonde (il parle d’auteurs dont tu n’as jamais entendu parler et que tu oublies trop vite mais c’est passionnant parce que c’est toujours, la lecture, un prétexte à penser, à divaguer, à dialoguer).

Ce que j’ai entendu

Des femmes : poursuivre la découverte des compositrices, noter par exemple le nom de Maria Teresa Agnesi Pinottini, qui au dix-huitième siècle a pu, un certain temps, vivre de sa musique mais dont le nom a été effacé des mémoires, alors réécrivons son nom afin de ne pas l’oublier trop tôt, Maria Teresa Agnesi Pinottini ; autre nom de femme à retenir : Albina du Boisrouvray, dans cet interview à voix nue, une enfance de princesse devenue gauchiste, le monde du cinéma (sa violence envers les femmes, elle en parle, cite le nom en ce moment sur toutes les lèvres), un fils mort en hélicoptère (FXB, c’est nom de l’association que sa mère fondera, cet accident qui tua aussi Daniel Balavoine), l’engagement contre la pauvreté (elle y donne presque tout l’héritage de son père). Des femmes : ainsi on garde espoir pour l’année nouvelle.

Ce que j’ai fait

Causer de livres devant la caméra, on s’acharne, le tas à monter et à diffuser ne diminue pas parce qu’on n’arrête pas de lire, de lire, de lire, même si terminer l’année YouTube avec Charles Juliet, ça fait du bien. Autre obsession du moment : les chansons. Repris Sédentaire pour le donner en cadeau de nouvel an à quelques amis (un jour, ces chansons, les lancer à la face du monde, mais d’abord habiller la voix d’instruments, et ça, je ne sais pas faire).