Notes d’écoute : mauvais films

Marcel Ophüls, voyageur de son siècle 2/5 : Sous le signe du père

Extrait de film : Jean-Paul Belmondo et Jeanne Moreau (Peau de banane). Succès d’estime (dit le réalisateur) ; c’est un film d’acteurs, pas dans l’esprit de la nouvelle vague ; tentative de comédie à l’américaine ; le dialogue n’est pas mauvais. Film suivant franchement mauvais avec Eddie Constantine (Faites vos jeux, mesdames ou Feu à volonté). Comment on sait qu’un film est mauvais ? Comme tout le monde, selon les impressions pendant le tournage, puis le film lui-même confirme que le film n’est pas bon. Eddie était bourré et malheureux. Ça se passait en Espagne franquiste.

Des films mauvais, ceux de Marcel Ophüls ? Je n’en sais rien, ne les ai pas vus, ai juste écouté cet homme parler et ai aimé la manière dont il parlait, de son enfance (son père, Max Ophüls, un autre cinéaste dont je n’ai pas vu les films), des tournages et de l’Histoire, parce qu’après ses premiers films de fiction il s’est tourné vers le documentaire, s’est intéressé à Clermont-Ferrand pendant l’occupation et à d’autres lieux, à d’autres gens, qui n’étaient pas tous bourrés et malheureux, même si les gens bourrés et malheureux sont des gens intéressants, en général, s’ils ne s’appellent pas Eddie Constantine (que tout le monde a oublié) (alors que Jean-Paul Belmondo et Jeanne Moreau, ça tient le coup).