Ce que j’ai lu
Toujours Jacques Abeille, Le veilleur du jour, lecture hypnotisante, toute de volupté et de vague menace, langue merveilleusement alambiquée, errances en des lieux étranges, grandioses, familiers on ignore pourquoi. On perd parfois le fil de l’écriture funambule, mais on ne tombe jamais. On vole.
Ce que j’ai vu et entendu
J’écris sur fond baroque (Bach, violon, clavecin, musique calme, à quoi succède ce fameux menuet de Boccherini trop entendu) mais je pense aux intrigues politiques, les vraies qui font froid dans le dos, Trump déclarant, viens-je de lire, que l’attaque du Capitole était un jour d’amour, et les fictionnelles, celles de House of Cards, où la quête du pouvoir rend assassin (les électeurs de Trump peut-être croient que ce démocrate dans la série est un personnage réel comme les QAnon croient que leurs adversaires violent des enfants pour en sucer le sang) (mais Giora Feidman joue Shalom Alekhem, qui en hébreu veut dire paix sur vous) (la musique est la seule qui peut nous sauver de la politique).
Ce que j’ai fait
De la musique (jamais assez) et de l’écriture (ces photos de 17h17 dont les textes qui les accompagnent paraîtront un an après) (et le spectacle pour le centième de la fanfare qui piétine mais qu’il faut avancer).