Paul Auster, dans son ultime roman, paru en 2023 et traduit de l’américain par Anne-Laure Tissut pour les éditions Actes Sud en 2024, revient sur la vie d’un certain Baumgartner qui n’est sans doute pas sans lien avec l’auteur lui-même…
Étiquette : Baumgartner
Journal du 10 au 15 août 2024
Ce que j’ai lu
Baumgartner, Paul Auster (attendre la mort des auteurs pour s’y plonger) : un homme laisse entrer les souvenirs, les pensées, les élucubrations en lui, sa femme morte il y a dix ans, ses parents, la vie universitaire, les juifs d’Ukraine, le type qui vient relever le compteur d’électricité. Écriture libre qui glisse d’un sujet à l’autre, qui creuse de plus en plus profond un homme (et ce nom, Auster, celui de la mère, pour semer le doute : quelle est la part d’autobiographie dans tout cela ?). Un cas intéressant, Dino Buzzati : un homme se retrouve à l’hôpital, il se croit en bonne santé, les médecins le rassurent, il descend les étages, croit qu’on va le libérer, entend une étrange voix. Tout cela est absurde et pourtant nos vies sont ainsi (la traduction est d’Albert Camus).
Ce que j’ai vu
Blacklist, la dernière saison (celle de trop ?). Les personnages des saisons précédentes reviennent pour un dernier tour de piste. Reddington est fidèle à lui-même. On attend le grand final.
Ce que j’ai entendu
Des choses sur l’éducation, pour me remettre dans le bain, même si on repousse sans cesse la préparation des cours.
Ce que j’ai fait
Les quarante jours d’écriture ont duré un peu plus que quarante jours. Ils ont accouché de textes qu’il s’agira de reprendre, mais d’autres projets m’attendent. Une chanson, encore, imaginée depuis longtemps : Chanson d’amour (au cas où) (au kazoo). Joindre l’utile à l’agréable (on sait jamais).