L’énigmatique Alan Turing 1/4 : Enigma, la guerre du code | Les Grandes Traversées
1944 : 7 ou 8’000 personnes, ¾ de femmes, décryptent les messages en morse, sans savoir les étapes d’avant et d’après ; ils ne comprenaient jamais complètement ce qu’ils faisaient : très ennuyeux. Dönitz veut couper les routes maritimes (document d’archive) ; sous-marins allemands envoient plusieurs tonnes de navires britanniques par le fond. Début de la bataille de l’Atlantique se passe très mal : décryptage impossible sans les livres de code. Turing entre en scène : c’est le plus difficile. Carte numérotée permet à Dönitz de déplacer les U-Boots comme sur un échiquier. Défaut : utilisation de la radio. Problème : il y a plusieurs Enigma.
« Alan Turing est né en 1912 et décédé en 1954. Entre temps, il a inventé l’ordinateur et puis il gagné la Seconde Guerre mondiale. » Rien que ça. Pourtant, ce n’était pas un ingénieur technicien, c’était un pur mathématicien, un type qui pensait dans l’abstrait, un de ces scientifiques que les grands sachants qui nous gouvernent passent leur temps à déconsidérer : faites quelque chose d’utile, messieurs (ils oublient qu’il y a plein de mesdames), vos théories on n’y comprend rien, on veut du concret. Alan Turing, c’est par le raisonnement abstrait qu’il atteint des résultats concrets, et c’est parce que les autorités britanniques ont mis le paquet. Aujourd’hui, est-ce qu’on le laisserait bosser ? Pas sûr, d’autant plus que c’est un affreux homosexuel wokiste, disent-ils du haut de leur bêtes certitudes. L’énigme la plus difficile à résoudre : celle de la connerie humaine.