Daniel Pauly, la voix de l’océan 2/5 : premières expériences politiques et marines
Ghana : travail sur une lagune, échantillonne du poisson, du plancton ; thèse + 4 ou 5 publications ; master après 8 semestres. 20 ans plus tard : la lagune est plus petite. En 2024, elle a disparu (en 50 ans) ; biodiversité disparait : de la brousse pousse + des ordures partout. 1973 : voyage en URSS puis aux USA, spécialiste des poissons-chats. Décrit la culture de poissons-chats en Arkansas ; va au Labrador, pêche aux morues, détruite en 3 décennies ; 6 semaines dans un bateau : destruction, ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient. Etudiants pas appréciés des pêcheurs ; distribuent des tracts pendant que les ouvriers vont au boulot ; ont fait monter dans le bateau des femmes inuites et les ont violées ; veut publier ça. Histoire similaire plusieurs années plus tard aux Philippines. Apprend le Swahili pour aller en Tanzanie mais va en Indonésie.
La vie d’un homme et la vie de la terre : il se passionne pour les océans, constate qu’on les démolit, témoigne, cherche, dénonce, compte, voyage, parle. Cet homme, Daniel Pauly, propose des modèles théoriques qu’il met à l’épreuve, il accumule un savoir immense sur les océans, voit les horreurs qui s’y passent, comment on traite les poissons, les hommes, les femmes. Il écrit, beaucoup, se révolte, aussi. Il sait. Les autres, les blablateurs de salons, disent n’importe quoi, font pire que n’importe quoi. Il sait. Il voit. Il dit. Mais à quoi bon ? La lagune est morte, les femmes inuites sont souillées, les hommes font comme si de rien n’était.