Notes d’écoute : chinoiseries

« Ma grande église et ma petite chapelle », La sinologie, Alain Thote

Paul Demiéville s’intéresse à des auteurs de l’antiquité à l’époque moderne. Traduit la poésie chinoise classique. Institution qui rend la collaboration féconde : école française d’Extrême-Orient ; siège à Hanoï, entre pays sinisés et pays indianisés ; intérêt outrepasse les limites : nombreuses langues étudiées. Demiéville : un même texte dans plusieurs langues, notamment études bouddhiques. Autres figures : Louis Ambisse (?), Rolf Stein ; tous connaissent plusieurs langues. Projet d’envergure : dico encyclopédique du bouddhisme, commencé en 1929, toujours vivant aujourd’hui. Lieu important : site de Dunhuong.

Des savants d’aujourd’hui parlent des savants d’hier. J’écoute. J’essaie de retenir des noms (que j’aurai oubliés demain) ou au moins de les noter, même si parfois l’orthographe pose problème. Si je tape Louis Ambisse sur un moteur de recherche, on me renvoie vers Louis d’Amboise, compagnon d’armes de Jeanne d’Arc, qui bouta les Chinois hors de France, à moins que qu’il s’agisse de Louis Hambis, orientaliste français, spécialiste de l’Asie centrale et de la Haute Asie. Mais où se situe la Haute Asie ? à l’est de l’Asie centrale, au Tibet, au Xinjiang ainsi qu’en Mongolie (intérieure et extérieure) (est-ce qu’on peut dire que c’est en Chine, messieurs les savants ?). Quant à Rolf Stein, c’est un tibétologue, donc également un spécialiste de la Haute Asie. À quoi bon retenir cela ? On s’intéresse trop à des abrutis finis, alors il faut bien compenser. Rolf Stein s’est beaucoup intéressé à l’Épopée du roi Gesar, qui comporte (le saviez-vous ? moi pas, j’en ignorais jusqu’à l’existence) plusieurs millions de vers, ce qui en fait l’œuvre littéraire la plus longue actuellement connue dans le monde.

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