Notes d’écoute : Balzac fantôme

#Balzac roman | 1819, 3ème étage rue Lesdiguières

Laura Vazquez cite Stefan Zweig que lit François Bon. Stefan s’invente un Balzac fantôme. Balzac écrit à la main le nom des plats, à la craie. Livre qui fait autorité, Roger Pierrot : notes de dépenses témoignent de la frugalité des repas : pain, pâté, macédoine, vin, charcuterie, café (avec les prix). Zweig parle de pain sec ; d’où a-t-il pris cette histoire ? Réponse nulle part. Mansarde : première expérience de la vie seul, se retrouve comme archétype dans ses livres ; mais avec des éléments fictifs (piano au lieu d’un violon rouge). Rue Lesdiguières, à deux pas de la Bastille, à deux pas du boulevard Bourdon où se rencontrent Bouvard et Pécuchet, Place de la Bastille, rue de la Roquette, Père Lachaise où l’on va se promener. Rue Lesdiguières : boulevard Henri IV désormais, construit plus tard. On trouve des photos du percement du boulevard où l’on aperçoit la petite rue transversale.

Des pérégrinations parisiennes d’Honoré de Balzac, j’ignore presque tout et n’ai vu de celui-ci que le point d’arrivée, ce Père Lachaise où ce n’est plus lui qui se promène, mais où ce fut moi il y a peu. Devant sa tombe, une dame blonde parlait dans une langue slave à une horde de touristes à qui elle devait elle aussi raconter l’histoire du pain sec qu’elle avait lue dans Stefan Zweig avant Laura Vazquez. Ces détails de la vie de Balzac ont-ils de l’intérêt ? Pour un auteur qui s’attarde tellement sur les décors, les objets, les habitudes, les ambiances, rien n’est sans intérêt. Balzac est un roman (est-ce ce que veut dire François Bon ? j’ai trop peu suivi ce projet pour le savoir). Il est un homme. Il est lui-même un condensé de comédie humaine. La rue Lesdiguières a disparu ? Balzac la fait renaître (François Bon l’a bien aidé).

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