Restructuration des quartiers, construction des villes nouvelles (colloque de rentrée Collège de France 2010)
Michel Lussault (fin) : impact de la numérisation, cité numérique ; réseaux aussi fondamentaux que les rues ; change nos modes de vie et l’organisation collective de ceux-ci ; substrats techniques de plus en plus complexes ; dimension environnementale de l’urbanisation, nouveaux assemblages, biodiversité urbaine ; regret : études urbaines négligées en France ; comment faire exister de véritables études urbaines à la hauteur des défis ?
La question était posée il y a quinze ans. Quant à la réponse, elle se laisse attendre. Les défis s’accumulent, les villes prolifèrent, on se loge où on peut, c’est chacun pour sa gueule et les débats sont sans fin. Vivre en ville ? J’ai donné. Vivre à la campagne ? Pas forcément mieux parce que l’impact des comportements anti-terre y sont moins visibles tout en étant aussi forts. Les techniques, plus personne n’y comprend rien. Changer nos modes de vie ? Tout le monde sait qu’on devrait. Personne n’est prêt.
CD Michel Legrand Master Série
Les grands musiciens : (du Bach on dirait) un clavier des jours anciens (orgue Hammond) ma vie devient sonate ou symphonie lorsque tes yeux se font bleus (blues) animé, enflammé… avec des yeux… bleus… amoureux (hésitation) on dirait… avec les yeux au bord du cœur… mon cœur est un grand musicien.
Celui-là : (qui ?) tenait dans sa main la jeunesse et la gloire et l’amour (qui ?) (pas moi).
Il est pourtant des yeux qui me regardent. Parfois ils sont bleus, parfois pas. Mon cœur n’est pas un grand musicien mais animé, enflammé, il y arrive encore parfois (une chanson, ça vaut bien une symphonie).
La mutualisation des savoirs à l’échelle mondiale (colloque de rentrée Collège de France 2010)
Gabriele Veneziano : physique des particules : 1950 Rochester puis conférence européenne avec les physiciens du monde, Grenoble, Cracovie… Connaissances les plus intimes de la nature poussées à nos limites ; remonter le plus loin en arrière dans le temps ; regarder le tout petit par une énergie très grande (comme celle de l’univers primordial) ; les deux infinis de la physique fondamentale se touchent (vertigineux que tout cela).
Course vers le grand gagnée par le CERN, LHC (non, ce n’est pas à Lausanne) : monstre de 10km de diamètre, 10’000 aimants supraconducteurs, température tout près du 0 absolu, pression 10x inférieure à l’atmosphère de la lune, énergie maximale 7’000x + grande que l’énergie associée à la masse du proton ; permettra des collisions (600 millions pas seconde), impossible de les mesurer toutes.
Et tout ça ne sert à rien (et à tout). Le savoir, c’est la beauté. La beauté du geste. L’humanité unie pour trouver ce qu’est la matière, l’humanité qui dépense des sommes immenses pour savoir, juste savoir ce qu’elle est fondamentalement. Le plus grand et le plus petit alliés pour toucher à l’intouchable, pour pousser toujours plus loin la connaissance. Utile ? Tellement plus que les cris des puissants qui se déchirent le monde.