Ce que j’ai lu
Dostoïevski par Camus. Je lis une lecture. Camus transforme un roman, Les Possédés (d’autres traduisent Les Démons), en pièce de théâtre. Qu’est-ce que ça change ? N’ayant pas lu le roman, je ne sais pas, mais ces personnages de Dostoïevski prennent des airs camusiens sans le vouloir (ou alors c’est moi, sachant que c’est Camus qui adapte, qui voit, à la place des possédés des étrangers ?) (qu’est-ce qu’on lit quand on lit sur les pas de quelqu’un d’autre ?) (il faut donc que je lise Dostoïevski en vrai ou du moins le roman, dans la traduction d’André Markowicz) (chez lui, est-ce que c’est Les Possédés ou Les Démons ?) (il semble que Les Possédés soient une erreur de traduction) (Camus ne traduit pas du russe mais de l’anglais) (les Anglais n’ont jamais compris les Russes).
Ce que j’ai vu et entendu
Après la piqûre de rappel sur le climat, cet entretien sur la géopolitique du monde actuel : un monde sans leader et sans règles où l’on ne sait pas de quoi demain sera fait, si un fou de plus va bientôt retrouver le pouvoir aux Etats-Unis pendant que d’autres fous sévissent en Chine, en Russie, en Israël, à Gaza (des deux côtés, il y a des fous) et partout (ou presque). L’ONU dans tout ça ? Elle s’agite comme s’agite un poulet dont on vient de couper la tête mais ne maîtrise plus rien. Bref, rien n’est stable, tout part dans tous les sens et chacun fait ce qui lui plaît si possible en massacrant le voisin. Et le climat dans ce bourbier ? On verra plus tard. On verra trop tard. On verra des horreurs, encore et toujours.
Le reste du temps, j’écoute de la musique classique pour trouver un semblant de paix.
Ce que j’ai fait
Toujours cette impression de ne rien faire tout en s’épuisant : on a plein d’idées mais une fois qu’il faut agir on se sent impuissant (comme pour le climat, comme pour la géopolitique). L’écriture ? À doses homéopathiques (pour ne pas lâcher totalement).