Far niente, sur place, en Italie. Cela s’appelle Garlenda, c’est en Ligurie, il y a une grande piscine, des chaises longues, des petits tout nus qui se jettent à l’eau, des moustiques, un barbecue. Bref, lecture, certes, mais culture, on n’a pas le temps.

Ce que j’ai lu
Un monde, celui des silos d’Hugh Howey, devenu invivable, un espace clos, oppressant, où des gens nous veulent du mal sans qu’on comprenne pourquoi, et ce monde de peau qui rosit sur des transats et de restaurants à fruits de mer : tout cela semble tellement à l’opposé, mais l’oppression n’est jamais bien loin. Je suis touriste en Italie, je n’y suis pas migrant, et ceux des silos veulent fuir mais le monde si verdoyant d’au-delà des collines est-il si verdoyant que cela ?
Ce que j’ai vu et entendu
Des enfants. Pour un vieux garçon comme moi, la présence permanente de gamins est un spectacle charmant mais parfois fatigant (les parents sont là, ils portent le fardeau de la fatigue avec bonne humeur, même si un coin de leur mémoire se souvient de vacances plus reposantes). Un matin, alors que je bois mon café, E. (les deux petits tout nus s’appellent E.) (le plus petit qui se râpe les genoux, c’est A.) me dit : « Il faut la tenir par la boucle d’oreille. » Quoi ? « Ta tasse. » J’avais oublié qu’il y avait une anse à cette tasse. E. (l’autre petit tout nu), quant à lui, a une manière bien à lui de protester quand les pizzerias sont fermées : il fait c… (à compléter avec le mot qui a été le plus souvent prononcé durant ces vacances).
Ce que j’ai fait
Far niente : faire rien.